Le vocabulaire policierlivresAnnée : 2003Auteur : Maurice RajsfusEditeur : L ESPRIT FRAPPEUR ESPRI FRAPERDescription : Maintien de l'ordre et polices : en France et en Europe au XIXe sièclelivresAnnée : 1987Auteur : Alain FaureEditeur : CREAPHIS KREAFIDescription : Une histoire du maintien de l'ordre de l'époque de Vidocq à celle des Brigades du Tigre? Quelles ont été, au xixe siècle, les théories et les pratiques du maintien de l'ordre?? Comment les différents systèmes politiques et sociaux ont-ils assuré leur propre sécurité?? Parmi les institutions chargées de la répression et des contrôles, quel rôle et quelle efficacité reconnaître alors à la police, dont les avatars au cours du siècle semblent prouver l'échec du pouvoir politique à en faire accepter réellement l'existence??
Dans cet ouvrage, l'idéologie et les instruments de l'ordre y sont étudiés au travers des crises révolutionnaires de 1848 et 1870-1871. L'histoire de la police politique, ses hommes et ses méthodes, est l'objet de plusieurs articles consacrés à la France et l'Angleterre. D'autres traitent des institutions et des règlements imaginés pour le contrôle des populations remuantes ou inquiétantes, recherche tâtonnante d'une société policée... Le recueil se termine par l'analyse de quelques cas de répression où le héros n'est plus le gréviste ou le révolté, mais l'indicateur et le bureaucrate: l'histoire des mouvements sociaux peut beaucoup gagner à se placer ainsi de l'autre côté de la barricade. Le Vagabond et la machine : essai sur l'automatisme ambulatoire, médecine, technique et société en FrancelivresAnnée : 1983Auteur : Jean-Claude BeauneEditeur : CHAMP VALLON CHAN VALONDescription : Fidèle à son principal objet, ce livre est une (longue) errance, un vagabondage assez spécial, hasardeux et répétitif à la fois, qui ne se réclame d'aucune perspective systématique mais croise au contraire les regards, les disciplines : histoire, droit, sociologie, psychologie, biologie et médecine, technologie... Sans doute le vagabondage est-il un thème mythique, aussi ancien que l'Homme lui-même et qui trouve, dans notre histoire, de multiples expressions. Pourtant, malgré l'ambiguïté des valeurs que maintient en particulier la tradition franciscaine, il est une époque (1880-1910) où le vagabond devient, sur le fond d'une politique rigoureuse des populations ouvrières urbaines, un enjeu passionné. Il désigne la forme ultime d'un pathologique social qui gouverne d'autres catégories d'exclus (mendiants, clochards, prostituées, chômeurs, mauvais pauvres...) et dont on prévoit alors la suppression définitive : c'est, de fait, le premier " génocide scientifique " des temps modernes, dérisoire et banal peut-être mais qui prélude à d'autres, moins " bénins ". En même temps, le vagabond devient un objet privilégié de la médecine mentale en plein développement : Charcot crée pour le qualifier, en 1888, la notion d'Automate ambulatoire. On peut s'interroger alors sur la cohérence profonde de ce monde industriel puisque la même image, l'Automate, sert à désigner de manière " scientifique " à la fois le déchet humain, le résidu insupportable et l'idéal du nouvel " homme technique " vissé à sa fonction productive, assimilé à la Machine, normalisé dans son travail, sa vie et sa pensée. Au-delà de cette époque cruciale, l'ambivalence en question nous renvoie à des doctrines aussi fondamentales que le Mécanisme " cartésien " revu et corrigé dans le nouveau contexte, le Darwinisme (et ses applications sociales), également certaines conceptions de la dégénérescence, de l'hérédité qui n'ont pas dit aujourd'hui leur dernier mot. Finalement c'est la question philosophique de l'Individu qui peut sans doute servir de boussole dans ce voyage au bout de la nuit des vagabonds. La fin de l'individu qui se réfracte dans le miroir brisé du vagabondage (où tremble encore le souvenir rêvé de quelque enfance de l'humanité) s'inscrit dans une nouvelle logique : celle d'une nature devenue vraiment mauvaise ; celle surtout d'un nouveau personnage qui prend force dans l'histoire du XIXe siècle et n'a cessé depuis lors de hanter nos nuits comme un vieux fantôme vagabond : la Mort. L'homme herissé : Liabeuf, tueur de flicslivresAnnée : 2020Auteur : Yves PagèsEditeur : LIBERTALIADescription : « Il y a parmi nous des militants qui ont été insultés, giflés, assommés dans les postes de police par les cosaques de la République [?]. Ohé ! les honnêtes gens ! Passez donc à cet apache la moitié de votre vertu et demandez-lui en échange le quart de son énergie et de son courage ! »
Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des m?urs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l?action d?éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l?une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la « bande à Bonnot ». La rafle du Vel d'hivlivresAnnée : 2021Auteur : Maurice RajsfusEditeur : EDITIONS DU DETOUR EDISIONDescription : Les 16 et 17 juillet 1942, quelque 7 000 policiers parisiens arrêtent 13 152 personnes, enfermées soit au Vélodrome d'Hiver, soit au camp de Drancy. Cette rafle du Vél' d'Hiv fut la plus importante, la plus emblématique des actions antijuives menées par la police française pendant l'Occupation : le nombre de personnes arrêtées, l'arrestation pour la première fois de femmes et d'enfants et, enfin, le lieu - Paris. à l'appui des circulaires internes de la police de l'époque, de la presse d'extrême droite et des tracts de la communauté juive, cette analyse méticuleuse des faits révèle l'horreur survenue dans ce vélodrome dans les moindres détails - ni eau, ni nourriture, ni toilettes ; des malades abandonnés par terre ; en haut des tribunes, des masses informes se jetant dans le vide, parfois avec leurs enfants, pour échapper au calvaire... Opération entièrement conduite par la police française, cette rafle démontre le pouvoir de nuisance d'un corps de fonction-naires ayant perdu tout repère. Ceux-ci « améliorèrent » la consigne de la Gestapo, en arrêtant plus de 4 000 enfants. 1953, un 14 juillet sanglantlivresAnnée : 2021Auteur : Maurice RajsfusEditeur : EDITIONS DU DETOUR EDISIONDescription : Le 14 juillet 1953, sur la place de la Nation, à Paris, la police tire à bout portant sur le cortège des ouvriers algériens et tue cinq d'entre eux, ainsi qu'un militant cégétiste assurant le service d'ordre. C'est la première fois depuis la Libération qu'une manifestation dégénère de la sorte, dans un bain de sang. S'appuyant sur des témoignages directs et les articles de la presse de l'époque (nationale, syndicale et algérienne), l'étude détaillée de ce défilé sanglant révèle les mécanismes du racisme systémique de la police française envers les Algériens ; pourtant ceux-ci sont, alors, citoyens français depuis 1946... Le 16 juillet 1942, Maurice Rajsfus a quatorze ans. Il est arrêté par la police française, avec sa súur et ses parents lors de la ra e du Vél' d'Hiv. Les deux enfants sont nalement libérés à la faveur d'une série d'ordres et de contrordres; ils ne reverront jamais leurs parents. Dès lors, il n'a de cesse, jusqu'à sa mort en juin 2020, de surveiller cette police au passé trop présent, sans remords et sans mémoire. La diagonale de la rage : une histoire de la contestation sociale en France des années 1970 à nos jourslivresAnnée : 2021Auteur : Michel KokoreffEditeur : EDITIONS DIVERGENCES EDISION DIVERJANSDescription : Des émeutes aux violences policières, des zones à défendre aux places occupées, des black blocs aux Gilets jaunes, de la viralité des réseaux à la rage de la rue, c'est tout l'espace de la contestation sociale qui s'est transformé radicalement ces dernières années. Et cela loin des formations politiques et syndicales, de leurs rites et folklores, dans une quête d'indépendance et d'auto-organisation bien fragile face au rouleau compresseur du néolibéralisme autoritaire. Ce livre retrace l'histoire de ces mouvements qui débordent le cadre de la politique traditionnelle, des années 1970 à nos jours. C'est l'histoire de la France «d'en bas», celle de ces hommes et ces femmes qui se soulèvent face aux diverses oppressions qu'ils subissent au quotidien, traçant une diagonale de la rage, des quartiers populaires jusqu'aux ronds-points. Contre le recensement : la police, ce n'est pas ce que vous croyezlivresAnnée : 2012Auteur : Mouvement pour l'abolition de la carte d'identitéEditeur : LE MONDE A L ENVERS MOND ANVERDescription : S'il se trouve chez les statisticiens des personnes sincères (qui veulent améliorer la vie des gens) ou naïves (votre agent recenseur n'est pas a priori un nazi en puissance), qu'elles sachant que leurs idées généreuses ne valent guère, quand elles sont au service de la cynique raison d?État. Comment la police interroge et comment s'en défendrelivresAnnée : 2022Auteur : Editeur : PROJET EVASIONS PROJ EVASIONDescription : Un interrogatoire n'est pas un échange harmonieux entre deux individus.
C'est un conflit.
Et dans ce conflit, notre ignorance fait leur force. Ignorance sur le sens du travail de la police, ignorance sur les techniques de manipulation utilisées, ignorance sur le cadre juridique et enfin ignorance sur nos moyens de défense.
En réponse à ce constat, ce livre est pensé comme un outil d'auto-défense contre la pratique policière de l'interrogatoire. Face à la police, face à la justice : Guide d'autodéfense juridiquelivresAnnée : 2015Auteur : Élie EscondidaEditeur : EDITIONS SYLLEPSE EDISION SILEPSDescription : à l?heure de la chasse au terrorisme, du plan Vigipirate et du nouvel arsenal judiciaire antiterroriste, à l?heure aussi des polémiques qui enflent sur le contrôle au faciès et la litanie interminable des violences policières, ce guide se veut un outil d?autodéfense juridique face à la police et la justice. C?est notamment pour répondre à ces questions, et à beaucoup d?autres que Face à la police/Face à la justice propose une vue d?ensemble des procédures les plus courantes, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels : comparution immédiate, convocation par procès-verbal du procureur, convocation par procès-verbal d?officier de police judiciaire.
Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d?identité, garde à vue, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, peines, fichiers, mineurs : chacun de ces sujets est évoqué dans les treize chapitres du guide.
Face à la police/Face à la justice n?imagine pas que la procédure pénale soit une garantie pour celles et ceux qui se sont fait arrêter. Mais la machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c?est apprendre la langue de son ennemi, c?est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Contrôles aux faciès, pour lesquels la France a récemment été condamnée, fouilles illégales, réforme de la garde-à-vue, ce guide prend en compte les évolutions récentes de l?arsenal répressif, y compris les nouvelles lois antiterroristes votées après les événements de janvier 2015.
L?objectif de ce guide d?autodéfense juridique est aussi d?aider celles et ceux qui décident d?assurer collectivement leur défense. La défense collective vise à se réapproprier les stratégies de défense, qui doivent être choisies par les accusés et ceux qui s?organisent avec eux, et non exclusivement par ces spécialistes du droit que sont les avocats. Elle permet de ne pas se cantonner à l?aspect juridique et légal de la défense : elle cherche à créer le rapport de force qui évite de laisser l?individu isolé face à la justice.
Reprenant la tradition des guides du manifestant, des guides de l?arrêt, ce guide, en rendant compte des dernières modifications législatives entend fournir des armes indispensables, en manifestation ou dans la rue.