Blues et féminisme noir : Gertrude "Ma" Rainey, Bessie Smith et Billie HolidaylivresAnnée : 2021Auteur : Angela DavisEditeur : LIBERTALIADescription : « Ce livre d'Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison)<br>Angela Davis propose ici une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920-1940, annonciatrice des grandes luttes émancipatrices à venir.<br>Elle explore l''uvre de Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisées par les spécialistes du blues et du jazz ' en général des hommes blancs ', ces blueswomen furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses. Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de « race » et de genre.<br>Cette réflexion s'étire aux années 1940 en convoquant l''uvre de Billie Holiday (1915-1959). L'autrice réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie. Angela DavislivresAnnée : 2019Auteur : Patricia CrétéEditeur : QUELLE HISTOIRE KEL ISTOIRDescription : Ancienne membre des Black Panthers, figure de la défense des droits des Noirs américains, mais aussi des communautés opprimées, Angela Davis a toujours été une femme engagée. Vous saurez-tout de son parcours ! Le jour où j'étais perdu : La vie de Malcolm XlivresAnnée : 2013Auteur : James BaldwinEditeur : EDITIONS SYLLEPSE EDISION SILEPSDescription : a vie de Malcolm X par un grand écrivain noir américain.
«Ce n?est pas tout ce que vous avez pu me faire qui vous menace. C?est tout ce que vous avez fait à vous-même qui vous menace», James Baldwin.
Après l?avoir relégué à la périphérie de l?histoire noire moderne pendant des années, les historiens commencent désormais à le considérer comme une figure centrale. Il est devenu une partie intégrante de l?échafaudage qui soutient l?identité afro-américaine contemporaine. L??uvre de James Baldwin, tant littéraire que politique, est désormais largement reconnue, lue et discutée en France. Si son essai La prochaine fois le feu constitue sa contribution la plus connue aux discussions sur le mouvement noir américain, son ?uvre littéraire est elle aussi fondamentalement politique. Il en va ainsi de Le jour où j?étais perdu..., un scénario rédigé d?après l?Autobiographie de Malcolm X, corédigée avec Alex Haley.
Peu après la publication de l?Autobiographie, James Baldwin, à la demande d?un producteur hollywoodien, s?attelle à la rédaction de ce texte en vue de la réalisation d?un film sur la vie de Malcolm X. Jugé trop politique, pas assez « hollywoodien », son scénario sera écarté jusqu?à sa reprise par Spike Lee qui le modifiera considérablement pour réaliser son film en 1992. Ce texte, finalement publié en 1971 (il paraît à Paris chez Stock en 1973), plus qu?une ?uvre littéraire est la rencontre entre deux figures, différentes sur bien des plans, qui ont profondément marqué la culture et la politique noire américaine.
Puissante évocation de la trajectoire humaine et politique de Malcolm X par un des grands écrivains noirs américains, ce livre est une formidable introduction à la vie torturée, contradictoire et tragique d?une des principales figures de la lutte contre l?Amérique blanche et pour l?autodétermination des Afro-Américains. Le livre de James Baldwin apporte un éclairage particulier à la compréhension de la vie et de la pensée d?un militant dont la célébrité étouffe trop souvent la compréhension et la connaissance.
La vie de Malcolm X que nous livre James Baldwin n?est pas celle de cette trajectoire linéaire. Au contraire, il nous livre et nous dévoile les déchirements, les tensions, les contradictions de la vie de Malcolm X ainsi que les facettes diverses qui coexistent chez lui.
Les «flashbacks» de la narration de Baldwin traduisent l?enchevêtrement des influences et des positions, parfois contradictoires, de Malcolm X. C?est un Malcolm travaillé par ses haines, ses amours et ses espoirs, un Malcolm de chair que dépeint Baldwin.