Désobéir au colonialisme
livres
Année : 2014
Auteur : Les Désobéissants
Editeur : LE PASSAGER CLANDESTIN PASAJ KLANDESTIN
Description :

Le Tiers Monde
livres
Année :
Auteur : Michel Ragon
Editeur : HACHETTE ACHET
Description : Dans cet ouvrage, mon copain Ragon parle du tiers-monde. DL (intellectruel)

L'école des colonies
livres
Année : 2015
Auteur : Didier Daeninckx
Editeur : HOEBEKE OEBEK
Description : Nos ancêtres les Gaulois." C'est ainsi que débutent les cours d'histoire des écoles du Tonkin, du Dahomey ou du Soudan, à l'orée du XX? siècle. Le domaine colonial français - 11 millions de kilomètres carrés, 48 millions d'habitants - occupe alors le deuxième rang mondial. L'apprentissage de la langue est l'élément clé de la francisation. Hygiène, discipline et morale, les valeurs civilisatrices, sont inculquées sur un mode paternaliste tricoté de racisme. Le traitement manichéen réservé à l'expansion coloniale dans les manuels scolaires reflète l'idéologie d'alors : le colonialisme envisagé comme une nécessité politique, économique et humanitaire, une oeuvre républicaine apte à établir ordre et paix. Un enseignement pour modeler aux besoins de la France une future main-d'oeuvre qu'il importe d'assimiler. En écho, les cartes de géographie détaillent les richesses économiques des "possessions" françaises et des affiches scolaires édifiantes sanctifient Savorgnan de Brazza ou Lyautey comme "pacificateurs". Didier Daeninckx ouvre ici le dossier des errements de la doctrine pédagogique de la France coloniale, entreprise dont les dommages collatéraux sont toujours à l'oeuvre. En s'attelant à ce volet méconnu de l'histoire, l'auteur poursuit son étude des parts d'ombre du fait colonial entamée avec Cannibale.

Clio et les grands-blancs : La décolonisation inachevée
livres
Année : 2010
Auteur : Jean-Pierre Biondi
Editeur : LIBERTALIA
Description : Paris, fin 1946. Serrés dans un bureau exigu du quotidien Franc-Tireur se tiennent cinq hommes : Jean Rous, ancien avocat de Trotski en France, et désormais chargé pour le journal des problèmes d?outre-mer, deux jeunes militants vietnamiens, masqués par les pseudonymes de Nguyen et de Chang, Mohamed Masmoudi, futur ambassadeur de la Tunisie indépendante à Paris, enfin un leader influent du nationalisme marocain, Abderrahim Bouabid. La guerre vient d?éclater en Indochine, après la rupture des pourparlers de Fontainebleau et le bombardement aérien du port tonkinois de Haiphong. Tous les cinq mesurent la gravité d?une situation qui marque un tournant historique pour l?Empire colonial français, et tentent d?imaginer une solution acceptable, voire extensible, grâce à la négociation. Qu?est-ce qu?alors l?anticolonialisme ? Ceux qui sont là illustrent son aspect nouveau. » Si les formes les plus archaïques de la colonisation sont en voie de disparition, le pouvoir « grand-blanc » (du nom des esclavagistes au XVIIIe siècle) persiste dans une nouvelle séquence historique, le postcolonialisme. à l?évidence, l?obtention des indépendances, fruit de longues luttes, n?a pu réaliser la décolonisation. Cet échec laisse derrière lui des populations déboussolées et poussées à l?exil par le sous-développement. Ici comme là, la reconnaissance identitaire et une redistribution mieux équilibrée des richesses interpellent la domination séculaire des Grands-Blancs. La décolonisation est à achever. Ce livre est le fruit d?une vie de réflexion et d?action. Un long chapitre (« Stèles pour des anticoloniaux en France ») rend hommage aux avocats, aux journalistes, aux enseignants, aux militants oubliés qui ont lutté toute leur vie contre le colonialisme et l?ordre impérial.

De quelle couleur sont les Blancs ? : Des petits Blancs des colonies au racisme anti-Blancs
livres
Année : 2013
Auteur : Sylvie Laurent
Editeur : EDITIONS LA DECOUVERTE EDISION DEKOUVERT
Description : « Blancs », « petits Blancs », « racisme anti-Blancs »' Ces expressions empruntées au lexique historique de l'extrême droite ont refait une brutale apparition dans le débat public français depuis les années 2000. Alors que la France ne cesse de réaffirmer son credo républicain selon lequel il ne peut exister aucune distinction raciale, allant jusqu'à bannir le mot « race » de la législation, comment comprendre ce surgissement de la « question blanche » dans la rhétorique politique et médiatique ' Au PS, Manuel Valls voulut naguère mettre à l'image « quelques Blancs, quelques white, quelques blancos' » dans sa belle ville d'Évry ; au nom de l'UMP, Jean-François Copé est lui parti en guerre contre le « racisme anti-Blancs », tandis que l'éditeur et polémiste Richard Millet ne craint pas d'affirmer que passer par la station Châtelet-Les Halles à 6 heures du soir est un « cauchemar absolu ['] surtout quand je suis le seul Blanc ». Le débat sur les « minorités visibles », prégnant depuis une vingtaine d'années, s'est ainsi déplacé vers un questionnement sur la « majorité invisible ». Mais qu'est-ce qu'être blanc ' Une couleur ' Ce serait si simple' Pour la première fois en France, ce livre cherche à décliner les nuances de ce terme controversé afin d'en interroger la pertinence et les usages. Écrit par des contributeurs d'horizons, d'opinions et d'origines divers, il se veut à la fois une exploration du discours sociopolitique contemporain, une analyse historique de sa genèse coloniale et de ses héritages, mais également une réflexion sur la façon dont ce « blanc » colore nos imaginaires culturels, du cinéma à la littérature, du rap à la télévision.

Bandung : Chronique d'un monde en décolonisation
livres
Année : 2021
Auteur : Richard Wright
Editeur : EDITIONS SYLLEPSE EDISION SILEPS
Description : Reportage, carnet de voyage, exploration littéraire des forces «tectoniques» de la race et de la religion dans un monde en pleine ébullition, récit par une grande plume de la littérature américaine d'un grand moment de la vague des décolonisations, du choc avec les puissances impérialistes et le capitalisme, chronique sensible des effets de la colonisation et du racisme sur les corps et les esprits: Bandung est tout cela et bien plus encore. Amzat Boukari-Yabara, qui signe une riche préface retraçant la trajectoire politico-littéraire de Richard Wright et mettant Bandung en perspective, en livre la présentation suivante': «Après un séjour en Espagne puis un réveillon passé à Paris avec Padmore et un petit groupe de militants vietnamiens, Richard Wright découvre en janvier'1955 un encart dans un journal qui annonce la tenue d'une conférence réunissant 29 nations d'Afrique et d'Asie à Bandung, en Indonésie, en avril'1955. Wright est convaincu que cet événement représente "quelque chose de nouveau" dans l'histoire des relations internationales, et que cette rencontre inédite, qui va au-delà des clivages habituels entre le capitalisme et le communisme, ou la droite et la gauche, peut déboucher sur une reconfiguration du monde contestant la bipolarisation issue de la "guerre froide"». Comment «'un autre monde'», pense-t-on à l'Ouest, pourrait-il s'organiser en dehors de l'orbite occidentale, si ce n'est dans l'orbite soviétique' Quelle est la légitimité de ce rassemblement de nations aussi différentes les unes des autres sur le plan historique, politique, économique, culturel ou religieux' Comment les seules caractéristiques de la «couleur de peau» ou du passé colonial peuvent-elles sérieusement fonder une coopération entre ces nations' Étrangement, les États-Unis, une puissance occidentale qui fonctionne pourtant sur le principe de la ségrégation raciale, n'apprécient guère de voir pour la première fois des peuples «de couleur» se réunir en dehors de sa présence. Ainsi, en tant que seul journaliste de nationalité américaine accrédité par les organisateurs pour suivre officiellement la conférence, l'objectif de Wright est d'en donner une autre vision, différente des critiques négatives relayées par la presse occidentale.