L'EmpreintelivresAnnée : 1989Auteur : Serge LivrozetEditeur : LA BRECHE BRECHDescription : L'outrage en pluslivresAnnée : 1992Auteur : Serge LivrozetEditeur : MANYA MANIADescription : Femme de voyou : récitlivresAnnée : 1983Auteur : Annie LivrozetEditeur : LES LETTRES LIBRES LE LETR LIBRDescription : La Femme TruquéelivresAnnée : 1994Auteur : Serge LivrozetEditeur : ENCRAGE DISTRIBUTION ANKRAJ DISTRIBUSIONDescription : Des coccinelles dans des noyaux de cerise : romanlivresAnnée : 2017Auteur : Nan AurousseauEditeur : BUCHET CHASTEL BUCHDescription : « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu'on m'a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c'est vrai, une carcasse d'oiseau de proie qu'a rien croûté depuis six mois, et alors ' Je suis né dans la mort pour résumer. » A Fresnes, où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Medhi, c'est du lourd. D'ailleurs, il ignore superbement François qu'il considère comme de la pure gnognotte. François, de son côté, est tout miel, en rajoute et se fait le serviteur zélé et naïf de Medhi. Peu à peu, le lecteur découvre le plan machiavélique de François' Des coccinelles dans des noyaux de cerise est un roman noir au rythme enlevé. Nan Aurousseau parle en connaisseur du milieu et brosse avec humour le portrait inquiétant d'un meurtrier hors du commun. Un roman grand public. La Ballade du mauvais garçonlivresAnnée : 2014Auteur : Nan AurousseauEditeur : STOCK STOKDescription : « J'étais sorti de prison depuis cinq ans. J'avais déjà quatre livres publiés et je venais de terminer mon premier courtmétrage, tourné avec l'équipe de La Bande du Rex, dont j'avais coécrit le scénario. J'avais vachement souffert parce qu'on était tenus pour la rédaction des séquences à un cahier des charges qui ne me plaisait pas du tout, mais bon, mon fils venait de naître, j'avais besoin de fric, alors j'avais signé. Pendant les préparations du film, le producteur, qui nous avait invités à manger chez lui, s'est fait cambrioler. 'Ça serait pas Nan '' qu'il a demandé. Encore une fois mon passé me poursuivait. J'ai haussé les épaules et j'ai continué ma route. » Nan Aurousseau poursuit la narration de ses souvenirs entamée avec Quartier charogne. Dans ce récit où la gravité et l'émotion côtoient le comique et le burlesque, on retrouve le monde de la prison, de la démerde, mais on croise aussi François Truffaut, on dîne avec Claude Berri, on boit du Ricard avec Gainsbourg, dans cette autre vie d'Aurousseau, moins connue que celles du taulard et de l'écrivain, celle d'un cinéaste atypique et déterminé. De la haine à la vielivresAnnée : 2001Auteur : Philippe MauriceEditeur : LE GRAND LIVRE DU MOIS GRAN LIVR MOIDescription : Mémoires de prison d'un anarchistelivresAnnée : 2020Auteur : Alexander BerkmanEditeur : EDITIONS L ECHAPPEE EDISION ECHAPDescription : Une fresque bouleversante où se croisent des prolétaires opprimés et des révolutionnaires acharnés, où se combinent colère individuelle et grands desseins collectifs. Le tricard : chroniques du dehors d'un interdit de séjourlivresAnnée : 2013Auteur : Jean-Marc RouillanEditeur : AL DANTE DANTDescription : "Le tricard", dans la continuité d'"Autopsie du dehors" (paru aux éditions Al dante en mars 2012), raconte le scénario de cette décision de liberté conditionnelle et ses premiers mois de liberté ' toujours sous forme de chronique, mais avec un rythme plus posée, une densité plus réflexive. La prison est toujours présente, dans la chair et dans la mémoire. Le récit est émaillé de rencontres, de discussions, d'échanges' Le révolutionnaire, toujours en alerte, va à la rencontre des membres du NPA, des ouvriers en lutte de fralib, des militants communistes et anarchistes du Havre... Ce livre n'est pas seulement le journal d'un ex-détenu qui se réinvente une vie en dehors des murs de la prison. C'est également l'analyse lucide et sans concession d'une civilisation en crise. Ce journal est illustré d'une dizaine de dessins ' noirs, expressifs, violents ' de l'artiste Marie-Claire Cordat. Je regrettelivresAnnée : 2016Auteur : Jann-Marc RouillanEditeur : AGONE AGONDescription : « Je regrette d'être emprisonné pour délit d'opinion quand j'ai affirmé durant toute mon existence que seul l'acte donne leur véritable sens aux mots. Dans les Vers nouveaux, Rimbaud était bien plus explicite : ?De rage, sanglots de tout enfer renversant... Industriels, princes, sénats, périssez ! Puissance, justice, histoire, à bas ! ? J'aurais peut-être dû versifier mon propos ? Un de ces jours, il me faudra tout de même calculer (en jours de prison) le poids de chacun des mots qui provoqua les foudres de la justice. » Série d?aveux indéniables et de souvenirs carcéraux, politiques, amoureux, militants, littéraires, cinématographiques, révolutionnaires et enfantins enfin délivrée avec une bonne foi irréprochable par cet ancien membre du groupe Action directe, qui joue avec ce que ses juges attendent de lui. Écrits au printemps 2010 (sur le modèle du_ Je me souviens _de Pérec), alors qu'il venait de passer à Marseille sa première année en semi-liberté depuis vingt ans, ce texte a été revu pour son édition. Je hais les matinslivresAnnée : 2001Auteur : Jean-Marc RouillanEditeur : DENOELDescription : «Voici plus de treize ans que je matricule en rond. J'ai beaucoup désappris. J'ai désappris la nuit. Il ne fait jamais nuit dans vos prisons. Nous sommes toujours sous les projecteurs au halo orangé, comme sur les autoroutes belges et les parkings de supermarché. J'ai désappris le silence. La prison ne connaît pas le silence. Il s'en écoule toujours une plainte, un cri, une rumeur.»Leader du groupe Action directe, Jean-Marc Rouillan a été arrêté en 1987 avec Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani. Il a été condamné à la prison à perpétuité après avoir été accusé d'une série d'attentats terroristes, dont l'assassinat de Georges Besse et du général Audran. Cette chronique, tenue à la centrale de Lannemezan, raconte le quotidien de sa vie carcérale au régime ultra-sévère tout en évoquant ses années de jeunesse en Espagne et en France. Autopsie du dehors : carnet d'été d'un relégué sous surveillance électroniquelivresAnnée : 2012Auteur : Jean-Marc RouillanEditeur : AL DANTE DANTDescription : Pendant ses premiers mois de liberté, Jean-Marc Rouillan s'immerge dans ce monde « du dehors ». Lorsque sa journée de travail se termine, et jusqu'à ce que sonne l'heure du retour chez soi, il marche dans Marseille, rencontre et écoute les gens, observe leur façon de vivre, s'attache à comprendre ce qui les motive, s'intéresse à leurs problèmes, et aux multiples façons qu'ils ont de gérer (ou pas') leur quotidien, leurs joies, leurs colères et leurs doutes. Ainsi, il rencontre des hommes et des femmes, des ouvriers, des chômeurs, des poivrots, des poètes, des artistes, des intellectuels, des gens de la rue' des gens biens sous tous rapports, des voyous' Après plusieurs années passées en prison, J.-M. Rouillan, militant du groupe Action directe vit en liberté depuis mai 2011 mais sous surveillance électronique. Dans ce carnet, écrit dans la solitude de ses dimanches, il consigne des gestes, des faits, des mots et des images pour rendre compte de ses rencontres et du monde du dehors. Illustré de dessins noirs réalisés à la lame de rasoir. L'abolition de la prisonlivresAnnée : 2019Auteur : Jacques Lesage de La HayeEditeur : LIBERTALIADescription : « La prison doit cesser d'exister. En ce début du XXIe siècle, elle reste un vestige d'autres temps et d'autres múurs. Elle demeure avec son cortège de misère et de haine. Espace de la non-vie et du non-droit, cet archaïsme barbare reste un lieu de destruction systématique de l'individu. Il faut modifier les esprits, toucher les causes profondes qui font qu'elle demeure, alors que le constat de son échec n'est plus à faire. » Si l'on devait analyser la prison à l'aune de son efficacité, elle disparaîtrait immédiatement. Dans cet essai, l'auteur s'interroge sur son origine et ses finalités, sur les alternatives anciennes et récentes à l'incarcération, sur la médiation et la réparation. Il prône l'abolition de cette institution et démontre qu'elle est réalisable dès aujourd'hui. Jacques Lesage de La Haye, psychanalyste, ancien détenu, a notamment écrit La Guillotine du sexe (L'Atelier). Il anime l'émission « Ras les murs », sur Radio libertaire, et combat les sociétés d'enfermement depuis quelque cinquante ans. Surveiller et punir : naissance de la prisonlivresAnnée : 1993Auteur : Michel FoucaultEditeur : GALLIMARD GALIMARDescription :
Peut-être avons-nous honte aujourd'hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au c?ur des villes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale.
Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D'où vient cette étrange pratique et le curieux projet d'enfermer pour redresser, que portent avec eux les Codes pénaux de l'époque moderne? Un vieil héritage des cachots du Moyen Age? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois «dociles et utiles». Surveillance, exercices, man?uvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline.
La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance.
La pénalité moderne n'ose plus dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d'une histoire politique des corps? Lebrac, trois mois de prisonlivresAnnée : 2009Auteur : Bertrand RothéEditeur : EDITIONS DU SEUIL EDISION SEILDescription :
En reprenant le schéma narratif et les personnages de La Guerre des boutons (roman de Louis Pergaud, 1913, repris à l?écran par Yves Robert en 1961), Bertrand Rothé fait, au-delà de la curiosité littéraire, ?uvre de sociologue. Car il apparaît vite en effet qu?un siècle après, les aventures des Lebrac, Tigibus, Grangibus et consorts, ne peuvent plus se dérouler aujourd?hui comme le permettait le début du XXe siècle.
De nos jours, leur guerre des boutons serait affaire de policiers, d?éducateurs, de juges, de psys en tout genre? La drôlerie et la vivacité brutale des scènes disparaîtraient au profit d?une machinerie éducative et judiciaire, lourde et grise, fermant plus de portes qu?elle n?en ouvre.
C?est d?ailleurs auprès de ces éducateurs, policiers, juges et psychologues, que s?est documenté Bertrand Rothé, pour écrire ce roman qu?on pourrait dire à thèse, proche du documentaire.
En postface, Laurent Bonelli, spécialiste des politiques sécuritaires, montre qu?en un siècle, ce n?est pas la violence qui s?est déchaînée, c?est notre refus d?y faire face et de la résoudre autrement que par le recours à des institutions répressives. La guillotine du sexe : la vie affective et sexuelle des prisonnierslivresAnnée : 1998Auteur : Jacques Lesage de La HayeEditeur : ED DE L ATELIER ED OUVRIERES ATELI OUVRIERDescription : Est-il tolérable de priver un homme ou une femme de toute possibilité de relation sexuelle pendant des années ? Plus de cinquante mille personnes incarcérées dans les prisons françaises subissent pourtant cet enfer. Ecrasé sous la chape de plomb pénitentiaire, l'écho de leurs souffrances franchit rarement les murs des cellules. La guillotine du sexe lève le tabou de la sexualité dans le milieu carcéral. Après avoir passé onze ans et demi en prison, Jacques Lesage de La Haye déchire le voile pudique qui masque des êtres anéantis, des corps inertes, des sexes morts... Devenu un classique de la littérature pénitentiaire lors de sa première parution en 1978, ce livre est un document unique d'une grande actualité, au moment où s'instaure le débat sur la mise en place de "parloirs intimes" en prison. Lettre de mordovielivresAnnée : 2014Auteur : Nadejda TolokonnikovaEditeur : L INSOMNIAQUE INSOMNIAKDescription : Membre du groupe punk Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova purge, pour expier son célèbre et splendide blasphème, une peine de deux ans de travaux forcés au camp de travail IK-14 en Mordovie, aux confins de la mort et de la vie. Le 23 septembre 2013, elle a commencé une grève de la faim pour protester contre les conditions de détention dans ce goulag. Elle s'en explique dans la présente lettre, fort édifiante sur le système carcéral russe et les souffrances des 800 000 détenus qui, dans une persistante tradition stalinienne, y sont réduits en esclavage. La nuque raide : entretiens avec Diane CarronlivresAnnée : 2006Auteur : Gabi MouescaEditeur : P REY RAIDescription : Gabi Mouesca n?a que 22 ans lorsqu?il trouve la prison sur son chemin. Il a déjà à son actif une expérience conséquente des luttes qui secouent son milieu, son époque, son pays. Syndicaliste licencié après avoir occupé son usine pour empêcher un patron peu scrupuleux de la délocaliser juste avant les élections présidentielles de 1981. Mais surtout militant de l?organisation clandestine basque Iparretarrak (« ceux du Nord »), recherché depuis la fusillade d?août 1983 dans un camping des Landes qui a fait un mort (du côté des gendarmes) et un disparu (du côté des militants).
Le 1er mars 1984, la police lui tend un piège. La course-poursuite connaît une issue tragique. Le camarade au volant est tué d?une balle dans le dos et Mouesca doit s?extraire du véhicule en marche. L?atterrissage est rude, à l?ombre pour ce qu?il imagine devoir durer une dizaine d?années?
Il « doit » déjà plus de quinze ans de prison lorsqu?il s?évade de la maison d?arrêt de Pau en décembre 1986. Dehors la lutte continue. Mais, six mois plus tard, il est à nouveau arrêté dans les Pyrénées.
Cette fois Gabriel Mouesca le sait, il n?est pas prêt de sortir. Il organise la résistance. Il court jusque dans les minuscules promenades du mitard et de l?isolement, passe son bac, suit les études de droit indispensables pour lutter avec les armes de l?ennemi. Il lit : le Che, la Bible, les journaux, les lettres qu?il reçoit comme une grande bouffée d?oxygène. Et surtout il ne se laisse pas broyer par la machine pénitentiaire. Ça tombe bien : au-dehors, l?Observatoire International des Prisons (OIP) voit le jour pour défendre le respect des droits et la dignité des personnes détenues. Son nouveau combat est né.
Après 17 ans de détention, il sort enfin. Mais d?autres, de plus en plus nombreux, vont remplir les prisons. Désormais Gabriel Mouesca organise la résistance depuis l?extérieur. Il se partage entre l?urgence humanitaire de sa mission à la Croix-Rouge et son engagement dans le combat politique de l?OIP auquel il finit par donner la priorité et dont il est le président très visible et actif de la section française depuis juin 2004.
Dans ce livre, un homme raconte son incroyable itinéraire, un homme certes révolté par les injustices de notre société, mais surtout un combattant qui ne renoncera jamais à y faire face. Les prisons de la misèrelivresAnnée : 1999Auteur : Loïc WacquantEditeur : RAISONS D AGIR ED RAISON AJIRDescription : Dénonciation des " violences urbaines ", quadrillage intensifié des quartiers dits sensibles, répression accrue de la délinquance des jeunes et harcèlement des sans-abri, couvre-feu et " tolérance zéro ", gonflement continu de la population carcérale, surveillance punitive des allocataires d'aides : partout en Europe se fait sentir la tentation de s'appuyer sur les institutions policières et pénitentiaires pour juguler les désordres engendrés par le chômage de masse, l'imposition du salariat précaire et le rétrécissement de la protection sociale. Cet ouvrage retrace les voies par lesquelles ce nouveau " sens commun " punitif, élaboré en Amérique par un réseau de think tanks néo-conservateurs, s'est internationalisé, à l'instar de l'idéologie économique néo-libérale dont il est la traduction en matière de " justice ". Le basculement de l'Etat-providence à l'Etat-pénitence annonce l'avènement d'un nouveau gouvernement de la misère mariant la main invisible du marché du travail déqualifié et dérégulé au poing de fer d'un appareil pénal intrusif et omniprésent. Les Etats-Unis ont clairement opté pour la criminalisation de la misère comme complément de la généralisation de l'insécurité salariale et sociale. L'Europe est aujourd'hui confrontée à une alternative historique entre la pénalisation de la pauvreté et la création d'un Etat social continental digne de ce nom. Infinitif présentlivresAnnée : 2020Auteur : Jann-Marc RouillanEditeur : AGONE AGONDescription : « Les nouvelles frontières ne sont pas géographiques, ni naturelles. Elles sont économiques, politiques et culturelles. Elles isolent ceux qui 'uvrent au bon fonctionnement du système et ceux qui sont conscients de la nécessité de sa transformation radicale. Si cette conscience se transforme en actes de sécession, mêmes modestes, alors d'autres frontières sont activées. C'est le bannissement, la disparition dans la solitude, le dés'uvrement, la faim, le froid, la maladie, une forme ou une autre de mort sociale, qui est l'existence des surnuméraires de la société de consommation ' peu importe, du moment que la non-vie, comme la mort, est discrète. »
Avec ce livre, JMarc Rouillan accomplit sa « conjugaison des temporalités pour obtenir une symbiose entre le quotidien pénitentiaire et le passé qui resurgit en imposant des présences viscérales au milieu de l'absence radicale ». C'est ainsi qu'il emprunte et relie presque tous les thèmes et les genres qu'il a déjà explorés : récits (plus ou moins théâtralisés) de l'univers carcéral, mémoires du militant tissés d'icônes révolutionnaire, souvenirs d'enfance, soliloques et analyses politiques.
Infinitif présent est paru pour la première fois en 2010 dans une version tronquée. Cette nouvelle édition, révisée, en donne le texte intégral. Hilaria : récits intimes pour un féminisme révolutionnairelivresAnnée : 2022Auteur : IreneEditeur : EDITIONS DIVERGENCES EDISION DIVERJANSDescription : Le féminisme n'a jamais cessé d'insister sur l'importance du récit intime. Croisant histoires familiales, théories politiques et faits historiques, Irene tire ici de la vie d'Hilaria, son ai[u0308]eule, des armes pour outiller les mouvements féministes contemporains. Hilaria est une femme du prolétariat basque, veuve, qui élève seule ses enfants. Le tragique et le chaos de leur existence dans les années 1930 n'auront jamais raison de leur joie de vivre et de leur soif de construire un monde désirable. Ils sont une inspiration pour notre temps, où les fascismes sont à nouveau aux portes du pouvoir en Europe. Puisque la démocratisation d'un féminisme réformiste et libéral ne nous sera d'aucun secours, c'est au féminisme d'Hilaria qu'il importe de revenir, un féminisme populaire qui se dit tout à la fois anarchiste, antifasciste, anticapitaliste et anticarcéral Vengeance ?livresAnnée : 2005Auteur : Robert AntelmeEditeur : FARRAGO FARAGODescription : "Il n'y a pas de problème : le prisonnier est un être sacré parce que c'est un être livré et qu'il a perdu toutes ses chances." "Nous ne voulons plus que l'on "joue" avec les hommes. Tout ce qui peut ressembler même de loin à ce que nous avons vu là-bas, nous décompose littéralement."
Ces phrases écrites par Robert Antelme, en 1945, peu après sa sortie du camp de Dachau, en rapport au sort réservé en France aux Allemands prisonniers, nous ont semblé d'une actualité telle qu'elle justifie la réédition aujourd'hui de ces deux courts textes parus dans la revue "Les vivants. Cahiers publiés par des prisonniers et déportés". Plaidoyer pour les justeslivresAnnée : 2001Auteur : Aïssa Lacheb-BoukachacheEditeur : AU DIABLE VAUVERT O DIABL VOVERDescription : J'ai écrit mon manuscrit en quelques jours, sur un coup d'immense colère, mais je l'ai longuement porté en moi. Ne croyez pas que ce qui y est dit l'est à la légère ; vous vous tromperiez. Chaque mot, chaque phrase y a son importance. (...) Ce livre n'est pas comme les autres. Il interpellera d'abord tous les miens: ma race infâme déchue de toute considération par les administrations françaises et en premier lieu par l'administration judiciaire. Il sera aussi lu par d'autres, je n'en doute pas car j'ai, malgré tout, à ce jour encore l'intuition de l'intelligence des hommes. A. L-B Découvert et préfacé par Jean Rouaud, ce premier roman, dialogue de deux prisonniers dans leur cellule, révèle un écrivain autodidacte d'une puissance exceptionnelle. Plaidoyer pour les justes résonnera longtemps aux oreilles du lecteur comme un cri d'une puissance extraordinaire. Émilie Grangeray, Le monde Depuis que ce livre compte des lecteurs éblouis, Aïssa Lacheb-Boukachache est enfin un homme libre. Jean Rouaud, Préface au Plaidoyer Il dynamite le langage. François Busnel, L'Express Ca n'a rien à voir avec la rentrée littéraire, c'est vraiment un livre important et on n'en a pas encore lu de pareil Virginie Despentes, Rock & Folk L'enfer du bagnelivresAnnée : 2009Auteur : Paul RoussenqEditeur : LIBERTALIADescription : Bagne. Enfer. Prison. Biribi. Torture. Enfermement. Cellule. Cachot. « On est sans nom. On n?est plus rien », disait la chanson d?Albert Londres. Résister. Tenir. La Guyane et ses îles. Ceci n?est pas une image d?Épinal. Encore moins un effet positif de la colonisation. Les coups. La faim. La damnation. Et à l?arrivée, la mort et l?abrutissement. Paul Roussenq (1885-1949) a affronté tout cela. Lui, l?anar, le bagnard de Saint-Gilles, « l?Incorrigible », a survécu aux camps de concentration à la française. Il a décrit l?horreur carcérale sous le sunlight des tropiques. Un témoignage capital. Sur le passé certes, mais tellement actuel.
Après La Vie des forçats d?Eugène Dieudonné, Libertalia poursuit son exploration du système d?enfermement en rééditant L?Enfer du bagne, un livre-clé sur Biribi et les îles du Salut. Épuisé depuis 1957, ce texte du forçat qui cumula le plus de jours de cachot en Guyane est présenté par Jean-Marc Delpech, docteur en histoire, auteur d?Alexandre Jacob, l?honnête cambrioleur (ACL). Il est illustré par Laurent Maffre, artisan de deux adaptations graphiques de L?Homme qui s?évada d?Albert Londres et Les Chambres du cerveau, d?après Stevenson (Actes Sud BD). La vie des forçatslivresAnnée : 2014Auteur : Eugène DieudonnéEditeur : LIBERTALIADescription : Eugène Dieudonné Préfaces de Jean-Marc Delpech et Jean-Marc Rouillan Postface des éditeurs et extrait du livre L Homme qui s évada, d Albert Londres. Illustrations de Thierry Guitard. ISBN : 9782918059530 Prix : 12 euros. Date en librairie : 2 octobre De 1852 à 1953, la France a transporté et déporté plus de 100 000 personnes vers les bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Cherchant par tous les moyens à se débarrasser de ses « classes dangereuses » (voleurs, vagabonds, militants révolutionnaires, femmes de petite vertu), le second Empire comme la IIIe République se sont livrés à une terrible surenchère sécuritaire. En 1913, Eugène Dieudonné, membre de la bande à Bonnot, est condamné à tort aux travaux forcés à perpétuité. Évadé en 1927, puis gracié à la suite d une campagne de presse orchestrée par le grand reporter Albert Londres, Dieudonné publia ses souvenirs du bagne en 1930 (Gallimard). C est ce texte, épuisé depuis 80 ans, et magnifiquement illustré par le dessinateur Thierry Guitard que Libertalia a réédité en 2007 puis en 2009, et dont voici une nouvelle édition enrichie. Parce qu on meurt toujours en prison, parce que fondamentalement, les raisons qui pousse une société à enfermer les siens n ont guère changé, c est Jean-Marc Rouillan, ancien prisonnier d Action directe et romancier, qui signe la préface de ce texte atemporel. Et parce que les témoignages de bagnards et de forçats ont été un véritable phénomène d édition au XXe siècle (voir Papillon, d Henri Charrière, Robert Laffont, 1969), nous avons demandé à Jean-Marc Delpech, auteur d une thèse sur Alexandre Jacob (et spécialiste incontesté du bagne) de rédiger un avant-propos à caractère scientifique sur ces récits et ces hommes. Pour elles toutes : Femmes contre la prisonlivresAnnée : 2019Auteur : Gwénola RicordeauEditeur : LUX LUDescription : «Comprendre comment s?est tissée notre dépendance au système pénal est un travail long et minutieux. Il faut détricoter de ce côté-là pour pouvoir, de l?autre, tisser ensemble féminisme et abolitionnisme pénal. Parce que féministe tant qu?il le faudra et abolitionniste tant qu?il y aura des prisons.»
Les luttes féministes et les luttes pour l?abolition du système pénal et de la prison sont souvent présentées comme antagonistes. Le présent ouvrage vise à délier ce n?ud en explorant les formes de protection que les femmes peuvent (ou non) attendre du système pénal et en mettant en lumière les manières dont celui-ci affecte leur existence, qu?elles soient incarcérées ou qu?elles aient des proches en prison.
Le système pénal protège-t-il les femmes? Que fait-il aux femmes qui y sont confrontées? Faut-il inscrire les luttes féministes sur le terrain du droit? En répondant à ces questions, Gwenola Ricordeau dénonce la faiblesse de la proposition politique des courants féministes qui promeuvent des réponses pénales aux violences contre les femmes. Critique du «féminisme carcéral», elle plaide pour des formes d?autonomisation du système pénal.