Charles Philippe Simon, baron de Montboissier-Beaufort-Canillac (Paris, - Chef-Boutonne, ) est un général et homme politique français.
Issu de la famille de Montboissier, il est le fils de Charles Henri Philippe de Montboissier Canillac, vicomte de Montboissier, colonel du régiment de Montboissier, brigadier d'infanterie († 1751), et de Marie Charlotte Boutin († 1782). Il est aussi le neveu de Philippe-Claude de Montboissier-Beaufort-Canillac, avec qui il siègera aux États-généraux de 1789, et celui de Charles Robert Boutin.
Il embrasse la carrière des armes en étant en 1766, sous-lieutenant au régiment mestre de camp général cavalerie, puis en 1769 capitaine commandant au régiment de Schonberg, et en 1773 mestre de camp du régiment Orléans-dragons.
En 1767, sa mère obtient pour lui l'érection par le Roi Louis XV de la seigneurie du Houssay, en pays chartrain, en comté de Montboissier Les Alluyes. Peu d'années après, elle en fait reconstruire le château.
Il est promu en 1784 brigadier des armées du Roi, puis en 1788 maréchal de camp
Il est élu, le , député de la noblesse aux États généraux par le bailliage de Chartres, sur la base d'un mandat exigeant le vote par ordre. Il rejoint le tiers état après la consigne donnée le 21 juin 1789 par Louis XVI. Le 30 juin, il refuse de délibérer avant d'avoir reçu de nouveaux pouvoirs de ses commettants, pouvoirs qui lui sont accordés le 15 juillet 1789.
En septembre 1789, il soutient l'abolition des privilèges en matière fiscale, mais démissionne dès le mois d'octobre 1789. Il est remplacé par son suppléant, Antoine Omer Talon, qui siègera à l'Assemblée constituante jusqu'à sa fin, en septembre 1791.
Il émigre ensuite, sert dans l'Armée des Princes en 1792 . En 1799, il réside à Prague et, rentré en France, meurt à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) en octobre 1802.
Son comté de Montboissier est saisi et vendu comme bien national en 1795. Le château est aussitôt détruit, mais sa veuve parviendra à racheter les restes du domaine en 1805.
Il épouse suivant contrat signé le 22 janvier 1775 par le Roi et la famille royale, Françoise Pauline de Lamoignon de Malesherbes (15 juillet 1758 - Paris, 17 avril 1827), fille de Chrétien Guillaume de Lamoignon, marquis de Chef-Boutonne, seigneur de Malesherbes, premier président de la Cour des Aides de Paris, le défenseur de Louis XVI en 1793 (1721-1794), et de Françoise Thérèse Grimod de La Reynière (1735-1771).
Elle est la petite-fille de Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, chancelier de France, et celle d'Antoine Gaspard Grimod de La Reynière, Fermier général.
Quatre de leurs cinq gendres furent parlementaires sous la Restauration. Dont cinq filles :
Ce contenu est mis à disposition selon les termes de Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0
Contributeurs : voir la liste
