Jean-Pierre Coffe
Biographie
Introduction
Jean-Pierre Coffe, né le à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et mort le à Lanneray (Eure-et-Loir), est un animateur de radio et de télévision, humoriste, critique gastronomique, écrivain, chef-cuisinier et comédien français.
À la radio, il est sociétaire des Grosses Têtes sur RTL entre 1990 et 2010, puis à nouveau à partir de 2014. Entre-temps, il rejoint pour une saison On va s'gêner sur Europe 1. Par ailleurs, de 1998 à 2008, il anime Ça se bouffe pas, ça se mange, une émission gastronomique hebdomadaire sur France Inter.
Biographie
Enfance et formation
Jean-Pierre Coffe naît le à Lunéville en Meurthe-et-Moselle. Fils unique de Pierre Victor Coffe, coiffeur, et de son épouse Gilberte dite Betty, secrétaire dans un office notarial, il passe une grande partie de son enfance dans sa ville natale. Son père n'assiste pas à sa naissance car il est en train d'effectuer son service militaire lors de celle-ci. Mobilisé en 1939, il est affecté au 3e régiment de dragons portés. Alors qu'il participe à la bataille de France, il meurt au combat le à Pont-Remy dans la Somme. À 2 ans, Jean-Pierre Coffe devient ainsi pupille de la Nation. Il est élevé par sa mère qui reprend le salon de coiffure de son mari lors de sa mobilisation et après sa mort. Sa grand-mère, Marie, est cuisinière dans une maison bourgeoise à Saumur et son grand-père paternel, Victor, est jardinier et maraîcher à Lunéville.
Sa mère, tondue à la Libération pour avoir coiffé et rasé des soldats allemands dans son salon de coiffure, quitte la Lorraine pour devenir secrétaire dans un hôtel des Vosges, puis de Nancy. Elle partira ensuite à Paris où elle deviendra, pendant de nombreuses années, la maîtresse d'un aristocrate et ouvrira une laverie automatique à Neuilly-sur-Seine, puis gèrera une blanchisserie-teinturerie, avant d'aider son fils dans la gestion de ses restaurants.
En , après avoir passé des moments difficiles en raison du manque de nourriture pendant la guerre, il va en Suisse, grâce à la Croix-Rouge suisse qui permet à des petits orphelins français de venir y passer deux mois de vacances. Il va à Berne en train, où des familles attendent les enfants pour les emmener dans leur maison. Pour lui, ce sera la famille Fleury qui le marquera profondément par l'accueil chaleureux dont il a bénéficié dans leur ferme à Montmelon-Dessous où il apprécie les tartines beurrées, la soupe de légumes et y découvre le Toblerone. Il y soigne les poules et les lapins, apprend à traire, à atteler la carriole avec les juments pour porter le lait à la laiterie de Saint-Ursanne. Son animal préféré est un verrat, très connu dans tout le canton, pour lequel on amène de loin des truies pour la reproduction. Après ces deux mois, il retourne à Lunéville où sa mère lui annonce qu'elle l'a inscrit dans un internat près de Belfort où il ne reste qu'un mois, y ayant attrapé une pneumonie. Il n’a alors qu’une idée en tête, retourner en Suisse. Sa mère finit par appeler le médecin, qui décrète qu'il est anémique et qu’il lui faut le grand air, ce qui lui permet de retourner en Suisse chez les Fleury pendant encore deux ans. Il considérera plus tard que même s'il n'a pas été à l'école en Suisse, c'est chez les Fleury et dans leur ferme qu'il a tout appris.
Il est ensuite placé par sa mère dans un pensionnat à Nancy tenu par les Frères des écoles chrétiennes, puis à Bagneux chez les pères de Saint-Gabriel.
À l'âge de 13 ans, il est envoyé un an en Angleterre. Il réside d'abord deux mois chez une famille de Douvres et y a sa première relation sexuelle avec la fille aînée de ses hôtes, puis poursuit sa scolarité au Saint Gabriel's College.
Depuis son enfance, il se passionne pour le cinéma et le théâtre où sa mère l'emmène régulièrement. Voulant devenir comédien, il arrête sa scolarité sans même avoir le certificat d'études et s'inscrit au Cours Simon, passant le concours avec Marie-José Nat et Sami Frey, et y reçoit l'enseignement de Jean Chevrin. À la fin de sa deuxième année de cours, il est engagé pour une tournée théâtrale de 120 jours pour jouer le rôle d'un marquis dans Le Misanthrope. À son retour, il poursuit sa formation au Cours Simon tout en courant, difficilement, après des rôles au théâtre. Pendant sa formation, il travaille très tôt le matin dans la teinturerie de sa mère.
Carrière
Débuts et restaurants
Jean-Pierre Coffe effectue trois années de service militaire. Pupille de la nation, il est exempté d'opérations militaires et ne va donc pas combattre en Algérie. Il est affecté à la météorologie nationale au fort de Saint-Cyr où il a pour camarade de régiment Max Gallo avec lequel il crée un journal interne antimilitariste intitulé Le Temps, qui sera interdit de parution à la troisième édition.
Rendu à la vie civile, il prend conscience, à 21 ans, que ses trente-six mois de service militaire l'ont éloigné du milieu du théâtre et, désireux de fonder un foyer stable avec sa compagne, une danseuse dans un spectacle de Marlene Dietrich, veuve et mère d'une petite fille prénommée Dominique, il décide de renoncer à une carrière de comédien. Il passe alors une petite annonce dans Le Figaro : « Ne sait rien faire mais plein de bonne volonté. » Il est alors engagé comme représentant pour la marque de papier à cigarette JOB, dont il devient un des cadres au bout d'un an. Désireux d'améliorer son salaire, il quitte la société Job au bout de sept ans et devient directeur commercial d'une importante société de photogravure. Il devient ensuite directeur de publicité aux Éditions Robert Laffont où il a pour adjoint Patrice Laffont.
En 1968, de retour des Jeux olympiques de Grenoble où il avait été en charge de l'animation dans la ville, il a, en pleine nuit, un grave accident de la route, son véhicule se faisant rentrer dedans par un autre. Le nonagénaire ayant grillé un stop et son passager meurent sur le coup, tandis qu'Henri Gault qui l'accompagnait s'en sort indemne. Ayant une fracture de la hanche, il doit marcher pendant dix-huit mois avec des béquilles. Une fois rétabli, il fonde sa propre agence de relations publiques ainsi que l'association « Les Grand-mères au pair » au début des années 1970, qui a pour but de placer des personnes âgées dans des familles pendant les vacances. Cette initiative permet de placer environ cinq mille personnes âgées. Malgré cela, son agence fait faillite et Jean-Pierre Coffe se retire à Bézu-le-Guéry, au lieu-dit Genevroy, dans une ancienne ferme qu'il a acquise abandonnée et qu'il a rénovée, où, outre l'entretien d'un potager, il y élève poules, coqs, lapins et un cochon appelé Lucien.
En février 1975, grâce à son ami Henri Gault qui lui a fait rencontrer la famille Descat tenant un petit restaurant à Paris, rue Georges-Saché et qui, tout en l'employant comme serveur et l'héberge, l'aide dans son projet, il prend en gérance un restaurant à Paris, rue Saint-Honoré : La Ciboulette. C'est un succès dès son ouverture. Son établissement devient un lieu prisé de la nuit parisienne, Jean Poiret et Jean Carmet y sont des clients assidus, tandis que vedettes et personnalités viennent y déjeuner ou dîner : Lauren Bacall, Michèle Morgan, Annie Girardot, Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo avec Raquel Welch, Roman Polanski, Jean-Pierre Cassel, Georges Beaume, Joseph Losey, Miou-Miou, Daniel Toscan du Plantier. Son restaurant fait l'objet d'un reportage par Le Petit Rapporteur ce qui augmente considérablement sa notoriété. Mais les propriétaires du restaurant lui annoncent qu'ils ne veulent pas lui renouveler son contrat de gérance et lui propose d'acheter le fonds à un prix qu'il juge exorbitant, il décide alors de partir et il achète un nouveau restaurant rue Rambuteau qu'il appelle également La Ciboulette.
En 1978, il travaille avec Jean-François Rozan, un homme d'affaires qui fait construire à Saint-François en Guadeloupe un complexe immobilier de luxe, dont l'hôtel Le Hamack avec deux restaurants dont un appelé La Ciboulette Guadeloupe et dont il a établi les cartes. L'hôtel est choisi comme cadre de la conférence de la Guadeloupe, une réunion informelle de trois jours en de quatre chefs d’État accompagnés de leurs femmes : les présidents Valéry Giscard d'Estaing et Jimmy Carter, le Premier ministre britannique James Callaghan et le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt. Il est en charge, à la demande du président Giscard d'Estaing de leurs repas. Alors que le président américain prolonge d'une journée son séjour dans l'hôtel Le Hamack avec sa femme et sa fille Amy, il se rend avec sa famille pour dîner à La Ciboulette Guadeloupe et y demande trois hamburgers, Jean-Pierre Coffe lui répond qu'il ne fait que de la cuisine française. Les Carter quittent alors aussitôt le restaurant et la presse américaine parlera de lui comme "L'homme qui a dit non à Carter".
Poussé par un homme d'affaires libanais qui lui ouvre les portes de plusieurs banques, il ouvre en face du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou alors en cours de construction et d'aménagement, dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, un restaurant gastronomique, une brasserie et un café. Les travaux prennent du retard et l'aménagement des lieux ont un coût élevé. Malgré le succès, il ne peut pas faire face aux échéances bancaires et fait faillite, avec 7,5 millions de francs de dettes.
Il ouvre ensuite un petit restaurant à Paris ayant pour enseigne Modeste qui fonctionne très bien, où Michel Denisot, Jean-Louis Burgat, Érik Gilbert et Frédéric Boulay alors en train de préparer la grille de programmes de Canal+ qui doit ouvrir le 4 novembre 1984 viennent y dîner régulièrement. Jean-Louis Burgat lui propose de passer une audition pour la matinale de la chaîne pour y présenter une courte émission sur la cuisine.
À la radio
En septembre 1990 Jean-Pierre Coffe rejoint l'équipe des Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL, émission à laquelle il participe assez fréquemment. Il la quittera en . En 1993, il rejoint l'émission de Laurent Ruquier sur France Inter Rien à cirer à laquelle il participe deux fois par semaine. Il intègrera l'émission On va s'gêner sur Europe 1, présentée par Laurent Ruquier, qu'il quitte après une saison en 2011. En 2014 il revient dans Les Grosses Têtes sur RTL après l'arrivée à la présentation de Laurent Ruquier.
De 1998 à juin 2008 il anime l'émission Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter, tous les samedis de midi à 13 heures. À la fin de l'émission du il annonce sa mise à la retraite par la direction de France Inter.
Ses « coups de gueule » à la radio et à la télévision restent mémorables, notamment le jour où il jette à travers du plateau de La Grande Famille de la saucisse industrielle en criant "Ça ! C'est de la merde !". Dans une émission des Grosses Têtes, après qu'il eut défendu ses opinions, Philippe Bouvard et Olivier de Kersauson s'amusent à le contrarier afin d'amplifier ses colères devenues la cible des imitateurs. Olivier de Kersauson se met alors à l'imiter, tout comme le feront ensuite Guy Montagné, Laurent Gerra, Laurent Ruquier, Jean-Éric Bielle ou encore Les Guignols de l'info. De plus, Jean-Pierre Coffe exprime ses plaisirs gustatifs parfois de manière grivoise, ce qui accentue encore les plaisanteries, surtout dans l'émission des Grosses Têtes, chez Laurent Gerra et chez Laurent Ruquier (On n'est pas couché). Ainsi, sa célèbre phrase « Mais c'est d'la merde ! » est devenue aussi célèbre que ses lunettes rondes colorées.
À la télévision
Dès le 4 novembre 1984, Jean-Pierre Coffe est sur Canal+ pour y présenter un certain nombre de chroniques gastronomiques jusqu'en 1990 dans les émissions que présentait Michel Denisot (Le 7-9, Zénith, Direct). Sa chronique se poursuit dans La Grande Famille, animée par Michel Denisot, puis Jean-Luc Delarue. Elle est complétée par la séquence "du marché", où il parcourt les marchés en compagnie d'une personnalité, avec pour seule règle de préparer 4 repas pour 4 personnes dans un budget de 200 francs. Bien que très occupé par ses émissions à la télévision et son restaurant, il trouve le temps de devenir meneur de revue à l'Alcazar de Paris. Sa dernière émission sur Canal + a lieu le 3 décembre 1993.
Il entre dans le service public en intégrant sur France 2 une émission de l'après-midi présentée par Marc Bessou, puis, en 1992 et 1993, il présente sur France 3 une émission à l'attention des enfants, Comment c'est fait ?, suivie en 1994 de C'est tout Coffe avec Jonathan Lambert dans le rôle du candide, sur France 2.
Il passe à TF1 en 1999 et présente Bien jardiner, produit par Jean-Luc Delarue. La décision de ce dernier d'y mettre fin rapidement enterre leur amitié : « Delarue, on ne le mange pas. On le vomit ! Nous n'avons plus rien à nous dire. »
À partir de 2003, il rejoint Michel Drucker à France 2 où il est chroniqueur culinaire dans l'émission Vivement dimanche prochain. Le , il annonce qu'il quitte l'émission afin de se consacrer à l'écriture.
À partir du , il devient chroniqueur dans Jusqu'ici tout va bien, émission de France 2 présentée par Sophia Aram, qui est confrontée à de faibles audiences. Il quitte le poste après deux numéros, déçu du manque de concept de l'émission.
Auteur
Jean-Pierre Coffe écrit un monologue de théâtre, Descente aux plaisirs, mis en scène en 1997 par Pierre Mondy et interprété par Annie Girardot, qui fut un cinglant échec commercial en raison de la maladie d'Annie Girardot, et une saynète Dieu et le Diable mise en scène en 2012 par Stéphanie Tesson et interprétée par Frédéric Almaviva et Jean-Christophe Lecomte.
En 2012, il préface le livre Adoptez la Slow Cosmétique du journaliste belge Julien Kaibeck, paru aux éditions Leduc, dans lequel il dénonce avec l'auteur la présence d'ingrédients sujets à caution dans les cosmétiques conventionnels.
Publicité
En 1997, Jean-Pierre Coffe apparaît dans les spots publicitaires pour le fabricant d’électroménager Siemens.
En 2001, il apparaît dans un spot publicitaire pour les produits de régime Weight Watchers.
En 2009, le défenseur des aliments sains et naturels devient la vedette d'une campagne d'affichage pour l'enseigne française Leader Price. Critiqué pour cette campagne, il certifie, dans un courriel adressé à ses détracteurs qui s'étaient exprimés par le biais de son site, avoir voulu « améliorer la qualité » de cette enseigne, s'engageant à proposer bientôt des kits à bas prix, contenant tout le nécessaire pour réaliser des « plats complets à prix exceptionnels ». « Ne portez pas de jugement hâtif et violent sans m'avoir mis à l'épreuve », conclut-il.
Vie privée
En 1967, Jean-Pierre Coffe devait devenir père d'un fils, mais sa femme s'auto-avorta dans leur salle de bains alors qu'elle était enceinte de sept mois.
Il avait une belle-fille, Dominique, morte d'un cancer à 35 ans, issue d'une première union de sa femme.
Il a adopté le fils naturel d'une de ses cousines, Serge Coffe, qui a longtemps travaillé à ses côtés sur Canal+ avant de devenir réalisateur.
En 1975 et pendant un peu plus d'un an, il a hébergé l'actrice Nicole Courcel et sa fille, Julie Andrieu, comme l'a dit celle-ci dans des interviews en 2016, pour son hommage à Jean-Pierre Coffe.
Jean-Pierre Coffe a sa première relation homosexuelle à la trentaine et se déclarera par la suite bisexuel, notamment en 2011 au micro de MFM Radio et en 2013 dans l'émission La Parenthèse inattendue de France 2.
Marié et divorcé, Jean-Pierre Coffe vit ses dernières années avec un homme — avec lequel il s'est pacsé — et déclare en 2013 être prêt à se marier avec lui.
Mort
En , Jean-Pierre Coffe laisse entendre qu'il est atteint d'une grave maladie, en déclarant à François-Régis Gaudry être « en phase terminale ».
Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt dans la nuit du 28 au , à l'âge de 78 ans, d'une crise cardiaque dans sa demeure de Lanneray. De nombreuses personnalités lui rendent hommage. Il est incinéré et ses cendres sont dispersées dans le jardin de sa dernière demeure.
Décorations
Le , sur proposition du ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, Jean-Pierre Coffe est nommé chevalier de la Légion d'honneur pour ses « trente-sept ans de services » en tant que « journaliste gastronomique ». Le , le président de la République française, François Hollande, lui en remet les insignes lors d'une cérémonie officielle.
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Commandeur de l'ordre du Mérite agricole.
Politique
Lors des élections municipales de 2014 à Paris, Jean-Pierre Coffe soutient la candidate PS Anne Hidalgo.
Publications
Jean-Pierre Coffe est l’auteur d’une trentaine de livres (guides culinaires, livres de recettes, conseils de jardinage, essais) :
Théâtre
- 1976 : Le Genre humain de Jean-Edern Hallier, mise en scène Henri Ronse, Espace Cardin.
Filmographie
Cinéma
Télévision
Pour Pierre Tchernia, Jean-Pierre Coffe coécrit avec Catherine Grello le documentaire Jean Carmet, la liberté d'abord, hommage à l'acteur Jean Carmet diffusé le en ouverture de la Nuit Jean Carmet de Canal+ et un cinquante-deux minutes consacré à Depardieu vigneron.
Discographie
- 2009 : chanson Hymne à l'asperge.
Notes et références
Liens externes
- Site officiel de Jean-Pierre Coffe (c'est la dernière version du site enregistrée par web.archive.org au .)
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- AllMovie
- Allociné
- Filmportal
- IMDb
- Ressources relatives au spectacle :
- Archives suisses des arts de la scène
- Les Archives du spectacle
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Radio France
- Ressource relative à la bande dessinée :
- BD Gest'
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Source: Wikipedia

