Pour une anthropologie de la mobilitélivresAnnée : 2009Auteur : Marc AugéEditeur : ED PAYOT RIVAGES PAIO RIVAJDescription : Nous ne vivons pas dans un monde achevé, dont nous n'aurions plus qu?à célébrer la perfection. L'idée même de démocratie est toujours inachevée, toujours à conquérir.
Il y a dans l'idée de globalisation, et chez ceux qui s'en réclament, une idée de l'achèvement du monde et de l'arrêt du temps qui dénote une absence d'imagination et un engluement dans le présent qui sont profondément contraires à l'esprit scientifique et à la morale politique.
Il nous faut aujourd'hui repenser la frontière, cette réalité sans cesse déniée et sans cesse réaffirmée. Il faut repenser la notion de frontière pour essayer de comprendre les contradictions qui affectent l'histoire contemporaine.
Une frontière n'est pas un barrage ; c'est un passage. Les frontières ne s'effacent jamais, elle se redessinent. La frontière a toujours une dimension temporelle : c'est la forme de l'avenir et, peut-être, de l'espoir. Voilà ce que ne devraient pas oublier les idéologues du monde contemporain qui souffrent tour à tour de trop d'optimisme ou de trop de pessimisme, de trop d?arrogance dans tous les cas. Éloge de la bicyclettelivresAnnée : 2008Auteur : Marc AugéEditeur : ED PAYOT RIVAGES PAIO RIVAJDescription : Cet éloge de la bicyclette passe par 3 moments : le mythe l?épopée et l'utopie. La bicyclette a une dimension mythique qui est à la fois individuelle et collective. Aujourd'hui le mythe a pris un coup. Mais la bicyclette revient par la politique de la ville et son image est l'objet d'un regain d'enthousiasme. L'opération Vélib? est très insuffisante, mais elle ouvre une espérance.
On peut se prendre un rêver et tracer les grands traits de la ville utopique de demain ou les transports en communs et la bicyclette seraient les seuls moyens de déplacements en ville et ou la paix, l'égalité et le bon air règneraient dans le monde après l'effondrement des magnats du pétrole. On peut rêver d?un monde ou les exigences des cyclistes ferait plier les puissances politiques.
Cela n'est qu'un rêve et il faut redescendre sur terre. Le vélo nous apprend d'abord à composer avec le temps et avec l'espace. Il nous fait redécouvrir le principe de réalité dans un monde envahi par la fiction et les images.
Le cyclisme est un humanisme et il ouvre un nouveau la porte du rêve et de l'avenir.