Biographie

Stanley Gayetzsky, plus connu sous le nom de Stan Getz, né le à Philadelphie en Pennsylvanie et mort le à Malibu en Californie, est un saxophoniste américain. Devenu célèbre à la fin des années 1940 avec le big band de Woody Herman, Getz est décrit par le critique Scott Yanow comme « l'un des plus grands saxophonistes ténors de tous les temps ». On le surnommait « The Sound » (« Le Son »), en raison de sa sonorité immédiatement identifiable. Getz a joué dans des groupes de bebop et de cool jazz. Influencé par João Gilberto et Antônio Carlos Jobim, il a également contribué à populariser la bossa nova aux États-Unis avec le single à succès de 1964 « The Girl from Ipanema ».

Stan Getz est né Stanley Gayetski le 2 février 1927 à l'hôpital St. Vincent de Philadelphie, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Le père de Getz, Alexander (« Al »), est né à Mile End, Londres, en 1904, tandis que sa mère, Goldie (née Yampolsky), est née à Philadelphie en 1907. Ses grands-parents paternels, Harris et Beckie Gayetski, étaient originaires de Kiev, en Ukraine, mais avaient émigré pour échapper aux pogroms anti-juifs à Whitechapel, dans l'East End (banlieue est) de Londres. Pendant leur séjour en Angleterre, ils ont été propriétaires de la boutique Harris Tailor Shop au 52 Oxford Street pendant plus de 13 ans[citation nécessaire]. En 1914, Harris et Beckie ont émigré aux États-Unis avec leurs trois fils Al, Phil et Ben, suivant plusieurs frères et sœurs qui avaient récemment émigré là-bas. Le nom de famille d'origine de Getz, « Gayetski », a été changé en Getz à leur arrivée en Amérique.

La famille Getz s'est d'abord installée à Philadelphie, mais a déménagé à New York pendant la Grande Dépression, à la recherche de meilleures opportunités d'emploi. Stan Getz travaillait assidûment à l'école, obtenant des notes A dans toutes les matières et terminant la sixième année parmi les meilleurs de sa classe. Alors que ses parents aimeraient le voir médecin, sa principale passion était les instruments de musique. Il possède une mémoire exceptionnelle et retient toutes les mélodies dès la première écoute. Il a commencé à jouer de divers instruments, à commencer par un harmonica qu'il a reçu à l'âge de douze ans. Il apprend à jouer de la contrebasse à la Junior High School. À l'âge de treize ans, son père lui a acheté son premier saxophone, un saxophone alto à 35 dollars. Il a rapidement progressé et a appris à jouer de tous les types de saxophones et de la clarinette. Cependant, il s'est pris de passion pour le saxophone ténor, découvre Lester Young et a commencé à s'exercer huit heures par jour dans la salle de bains familiale tout en étudiant avec Bill Shiner, un professeur de saxophone réputé dans le Bronx. Selon Stan Getz, il n'a suivi que six mois de cours et n'a jamais étudié la théorie musicale, ni l'harmonie.

Stan Getz a fréquenté le lycée James Monroe (New York) dans le Bronx. En 1941, il a été accepté dans l'orchestre All-City High School Orchestra de New York, ce qui lui a permis de bénéficier de cours particuliers gratuits dispensés par Simon Kovar (en), un joueur de basson de l'Orchestre philharmonique de New York. À cette époque, il jouait également du saxophone lors de bals et de bar-mitsvas. Il finit par abandonner ses études pour se consacrer à sa carrière musicale, mais fut renvoyé en classe par les agents chargés de lutter contre l'absentéisme scolaire.

Après s'être essayé au basson et à la contrebasse, Stan Getz fait ses débuts au saxophone ténor chez Dick Rogers en 1942, alors qu'il a 15 ans. En 1943, il se choisit le nom de Stan Getz. Avant d'être engagé par Stan Kenton en 1944, il effectue des stages chez le tromboniste Jack Teagarden, qui le prend dans son orchestre, et l'initie à la vie de musicien, Dale Jones, et Bob Chester. Au delà de la musique, sa rencontre avec Jack Teagarden aura des conséquences sur sa dépendance à boire de l'alcool tout au long de sa carrière. Stan Getz s'initie à la consommation d’héroïne dans l'orchestre de Stan Kenton qui compte plusieurs junkies et en deviendra également dépendant, comme beaucoup de musiciens de cette période (Art Pepper, Gerry Mulligan, Chet Baker, Lee Morgan, Miles Davis, John Coltrane...). En 1944, Stan Getz effectue son premier enregistrement en accompagnant la chanteuse Anita O’Day dans l'orchestre de Stan Kenton et le titre « And her Tears Flowed Like Wine » se vend à plus d’un million et demi de disques. Puis il joue avec les orchestres de Jimmy Dorsey, Benny Goodman, Randy Brooks, Buddy Morrow et Herbie Fields. Installé en Californie, il s'associe avec Butch Jones, dirige un trio, et est engagé par Woody Herman (1947-1949) dans son orchestre appelé The Second Herd. Au sein de cette formation, il participe aux travaux des Four Brothers, surnom de la section des saxophonistes où figurent les trois sax ténor Zoot Sims, Herbie Steward et le sax baryton Serge Chaloff et enregistre en 1948 deux titres Four brothers et Early autumn (composition de Ralph Burns) dont le solo est passé à la postérité. Après avoir quitté The Second Herd, Stan Getz a pu se lancer dans une carrière solo.

En 1950, il enregistre des séances en leader pour le label Roost avec les pianistes Al Haig et Horace Silver. La même année, il participe aux grands festivals avec le Jazz at the Philharmonic de Norman Granz. En 1950, il était soliste invité avec le trio d'Horace Silver au Club Sundown à Hartford, dans le Connecticut. Il les a ensuite engagés pour des concerts en tournée, ce qui a permis à Silver de se faire connaître au niveau national pour la première fois. Pendant une période indéterminée, il n'a pas payé Silver, utilisant l'argent dû au pianiste pour acheter de l'héroïne. Silver a finalement quitté le groupe en juin 1952. Au cours de la même période, Stan Getz s'est produit avec les pianistes Al Haig et Duke Jordan, les batteurs Roy Haynes et Max Roach, ainsi que le bassiste Tommy Potter, qui avaient tous travaillé avec Charlie Parker. Les guitaristes Jimmy Raney et Johnny Smith ont également collaboré avec le saxophoniste à cette époque. Il s'est fait connaître grâce à sa participation à la version de Johnny Smith de la chanson Moonlight in Vermont (en), enregistrée en 1952, qui est devenue un single à succès et est restée dans les charts pendant des mois. Un sondage réalisé auprès des lecteurs de DownBeat a classé ce single comme le deuxième meilleur disque de jazz de 1952. L'album Moonlight in Vermont (en), reconfiguré à partir de deux LP 10 pouces (RLP-410 et RLP-413) pour une sortie en 12 pouces (LP-2211), est sorti en 1956. En 1956, Ben Selvin, chef d'orchestre et producteur de disques connu comme le doyen de la musique enregistrée, a diffusé les enregistrements de Getz sur les réseaux de radio nationaux dans le cadre de la bibliothèque de transcriptions RCA Thesaurus.

De 1951 à 1952, il joue avec le guitariste Jimmy Raney qui a rencontré Getz pour la première fois en 1945 à Chicago. Il enregistre notamment avec lui une remarquable séance « live » au Storyville de Boston le . Il signe un contrat avec le producteur Norman Granz à la fin de l'année 1952. Il est accompagné pour ses premières séances pour Granz par le pianiste Duke Jordan. La pochette de l'album The Artistry of Stan Getz montre Getz recevant un baiser de son jeune fils. L'instabilité causée par sa consommation de drogues provoque le départ de Jimmy Raney en cette fin d'année 1952. Il est remplacé par le tromboniste Bob Brookmeyer. En , il joue avec Chet Baker au club d'Hollywood "The Haig". En , il enregistre avec Dizzy Gillespie et se retrouve également en compagnie d'Oscar Peterson, Herb Ellis, Ray Brown et Max Roach pour l'album Diz and Getz, sorti en 1955. Ce même mois, il est arrêté pour consommation d'héroïne. Le mois suivant, il est arrêté une nouvelle fois pour vol de barbituriques dans une pharmacie de Seattle. Des photographies de cette dernière arrestation sont largement diffusées dans la presse. Entre ces deux arrestations, il enregistre une séance avec le pianiste Jimmy Rowles. A 27 ans, il est condamné à six mois de prison ferme.

De 1955 à 1957, il enregistre abondamment pour le label Verve de Norman Granz avec Lionel Hampton, Sonny Stitt, Gerry Mulligan, Conte Candoli, Lou Levy. Parmi les autres albums notables de Getz publiés par Granz à cette époque, citons West Coast Jazz en 1955 et The Steamer en 1957. Il participe aux concerts du JATP, dont le mémorable concert du à l'Opéra House de Chicago avec Jay Jay Johnson et Oscar Peterson. En 1958, il se produit en Europe et participe à Paris à la bande originale du film Les Tricheurs. Getz s'installe en famille à Copenhague, au Danemark, en 1958 afin de soigner sa toxicomanie. Il se produit alors au Club Montmartre avec, entre autres, le pianiste Jan Johansson et le bassiste Oscar Pettiford. Pour la tournée européenne de Jazz At The Philharmonic en mars-avril 1960 de Paris à Stuttgart, Norman Granz fait se succéder chaque soir le trio d'Oscar Peterson, le quartet de Stan Getz et le quintet de Miles Davis.

Début 1961, de retour aux États-Unis après son séjour en Europe, il enregistre, accompagné d'un orchestre symphonique, le disque ambitieux Focus avec le compositeur et arrangeur Eddie Sauter.

En 1962, il découvre le Brésil et la bossa nova. Getz s'est impliqué dans la diffusion de la bossa nova auprès du public américain en s'associant au guitariste Charlie Byrd, qui venait de rentrer d'une tournée au Brésil organisée par le département d'État américain. En 1962, ils enregistrent l'album Jazz Samba, qui comprend leur reprise de « Desafinado » d'Antonio Carlos Jobim, qui devient un succès et vaut à Getz le Grammy Award de la meilleure performance jazz de 1963. L'album se vend à plus d'un million d'exemplaires et est certifié disque d'or. Son deuxième album de bossa nova, également enregistré en 1962, est Big Band Bossa Nova (en), avec le compositeur et arrangeur Gary McFarland. Dans la continuité de Jazz Samba, Getz enregistre l'album Jazz Samba Encore !, avec l'un des créateurs de la bossa nova, le guitariste brésilien Luiz Bonfá. Il se vend également à plus d'un million d'exemplaires en 1964, offrant à Getz son deuxième disque d'or. Il enregistre ensuite à New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard de Tom Jobim et Vinícius de Moraes : Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios. C'est Getz lui-même qui a l'idée de faire reprendre les paroles de la chanson en anglais par Astrud Gilberto, qui n'était pas connue comme chanteuse à l'époque, paroles que João chante en portugais au début de cette version. Elle, João Gilberto et plus tard leur fils Marcelo ont contesté la version de Getz et du producteur Creed Taylor, affirmant que Getz l'avait inventée de toutes pièces afin de la priver des droits d'auteur qui lui étaient dus.

Il dirige de petits groupes, parmi lesquels figurent Gary Burton, la chanteuse Astrud Gilberto, avec laquelle il entretient une liaison, le guitariste Charlie Byrd et se produit dans de nombreuses salles, dont le Go-Go de New York, où il enregistre, avec Astrud, l'album Getz au Go-Go en août 1964, qui contient notamment une version très personnelle d'un autre standard de Jazz : Summertime. Alors qu'il travaille avec les Gilberto, il enregistre également l'album de jazz Nobody Else But Me (en) (1964), avec un nouveau quartet comprenant le vibraphoniste Gary Burton, mais Verve Records, souhaitant continuer à développer la marque Getz avec la bossa nova, refuse de le sortir avant 30 ans, après la mort de Stan Getz.

Il est un des heureux bénéficiaires de cette vogue de la bossa et découvreur de jeunes talents comme les pianistes Chick Corea, Joanne Brackeen et Andy Laverne. Il aide aussi à la redécouverte d'un savoureux pianiste en la personne de Jimmy Rowles. Il joue jusqu'à la fin de sa vie avec beaucoup de musiciens, essentiellement en quartet, avec toujours autant d'inspiration.

Quittant la Californie, Stan Getz revient s'installer une deuxième fois en Europe, entre 1969 et 1972, avec toute sa famille à Marbella. En juin 1970, il découvre en visite à Paris (lors du tournoi de tennis de Rolland Garros) le trio Eddy Louiss à l'orgue Hammond, René Thomas à la guitare, et Bernard Lubat à la batterie jouant à l'Appolo. Il les embauchera et tournera avec ce « groupe européen » en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Il enregistrera avec eux le remarquable album live Dynasty en mars 1971, lors d’un engagement au Ronnie Scott's Club de Londres. D'ailleurs en 1972, Stan Getz publie l'album Captain Marvel avec justement Chick Corea au piano électrique qui contient des morceaux composés par ce dernier, dont La Fiesta tiré du premier album de jazz fusion de son groupe Return to Forever, les autres musiciens sur cet album de Stan Getz sont Stanley Clarke et Airto Moreira de Return to Forever. Pendant cette période, il a expérimenté l'utilisation d'un Echoplex sur son saxophone.

Au milieu des années 1980, Stan Getz travaille régulièrement dans la région de la baie de San Francisco et enseigne à l'université de Stanford en tant qu'artiste en résidence au Stanford Jazz Workshop jusqu'en 1988. En 1986, il a été intronisé au DownBeat Jazz Hall of Fame. En 1988, Getz a collaboré avec Huey Lewis and the News sur leur album Small World. Il a joué le solo prolongé de la deuxième partie du morceau titre, qui est devenu un single à succès mineur.

En , quelques mois avant sa disparition, il se produit en duo avec le pianiste Kenny Barron au "Jazzhus Montmartre" de Copenhague.

Stan Getz est l'un des plus importants saxophonistes de jazz. Chef de file de l'école cool, il produit une sonorité douce et feutrée inspirée par le jeu novateur de son ainé Lester Young. Tendre, éthérée, élégante, sa musique contraste avec la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux duretés virtuoses du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l'évolution du jazz, par l'intermédiaire des musiciens de la côte Ouest. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool jazz, Stan Getz évolue à l'intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Sa sonorité se dilate ; sa technique parfaite lui permet une exploitation plus totale des ressources de l'instrument; il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l'aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu'avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens.

Stan Getz décède d'un cancer du foie en 1991, à l'âge de 64 ans. Ses cendres ont été dispersées depuis l'étui de son saxophone à six miles au large de la côte de Marina del Rey, en Californie.

Son saxophone ténor préféré était le Selmer Mark VI.

Stan Getz épousa Beverly Byrne, chanteuse du groupe de Gene Krupa, le 7 novembre 1946 à Los Angeles ; le couple eut trois enfants.

En 1954, Stan Getz a braqué une pharmacie de Seattle afin de se procurer des stupéfiants pour assouvir sa dépendance à l'héroïne. Après son arrestation, il a tenté de se suicider par overdose. Il a souffert d'une dépendance intermittente à la drogue et à l'alcool pendant des décennies. En 1983, il a commencé à assister régulièrement aux réunions des Alcooliques anonymes.

Après un concert en 1955 sur le campus de l'université de Georgetown avec Count Basie, il rencontre une richissime héritière suédoise, Monica Silfverskiold (1934-2025), dont il devient amoureux et abandonne femme et enfants. Getz divorce de Byrne au Mexique en 1956, après quoi, en raison de ses propres addictions, celle-ci est incapable de s'occuper des enfants. Finalement, la garde des enfants a été accordée par le tribunal à la deuxième épouse de Getz, Monica Silfverskiöld, fille du médecin suédois et ancien médaillé olympique Nils Silfverskiöld et de la comtesse suédoise Mary von Rosen, avec laquelle il s'est marié en 1956. Monica avait insisté pour élever la famille ensemble, car les enfants avaient été répartis entre les membres de la famille, et ils ont finalement élevé cinq enfants : Steven, David et Beverley (les enfants de Stan et Beverly) ; et Pamela et Nicolaus (les enfants de Stan et Monica). Le couple vivait à Copenhague, au Danemark, en partie pour échapper à la prévalence de la drogue en Amérique à l'époque. Monica allait également devenir la manager de Stan et exercer une influence majeure sur sa vie.

En 1962, Monica est retournée en Suède avec sa famille après avoir découvert les addictions récurrentes de Stan. Au cours de la période qui a suivi, alors qu'il essayait de la persuader de revenir, il lui a envoyé deux pressages tests, dont l'un, « Jazz Samba » avec Charlie Byrd, a joué un rôle déterminant dans ses projets pour le prochain album, « Getz/Gilberto ». Cependant, la collaboration entre Getz et Byrd s'est détériorée en raison d'un procès intenté par Byrd contre la maison de disques.

Après que Getz eut promis de rester sobre, Monica revint de Suède avec sa famille. Le 21 novembre 1962, le Brésil envoya des dizaines de musiciens au Carnegie Hall à la suite de l'engouement pour la bossa nova suscité par « Jazz Samba » . Après avoir appris par Gilberto et Jobim que Getz avait été un partenaire invisible dans la création de la bossa nova en superposant les harmonies et le son jazz de Getz à l'ancienne samba, Monica a suggéré une unification des trois. Jobim et Gilberto ont réagi avec déférence et enthousiasme. Getz était réticent au début, car il avait entendu dire que les deux hommes étaient « difficiles ». Getz aurait déclaré qu'il fut convaincu lorsque Monica rétorqua : « Eh bien, n'avez-vous pas vous-même la réputation d'être difficile ? » Ils devinrent des amis très proches pendant l'enregistrement de « Getz/Gilberto », et Gilberto emménagea même chez les Getz, parfois rejoint par les enfants de ses deux mariages et sa deuxième femme, Miúcha.

Au début des années 1980, Getz retomba dans ses addictions, ce qui entraîna son arrestation pour possession illégale d'arme à feu au domicile qu'il partageait avec Monica et certains de leurs enfants. Cela a donné lieu à une ordonnance de protection en sa faveur, qui stipulait que Getz devait être sobre pour être autorisé à entrer dans la maison et à suivre un traitement. En guise de riposte, Getz a demandé le divorce d'avec Monica en 1981, mais le couple s'est réconcilié à sa demande en 1982 et a signé un accord de réconciliation dans lequel ils ont convenu d'acheter conjointement une maison qu'ils avaient trouvée à San Francisco. Peu après, cependant, Getz a fait une rechute. Après un deuxième incident lié à la possession illégale d'armes à feu et de cocaïne, Monica est retournée dans leur maison de New York. À cette époque, elle a compris la nécessité pour les tribunaux de se former sur la toxicomanie et a fondé la National Coalition for Family Justice en 1988, à peu près au moment où leur divorce a été prononcé. En 1990, Monica Getz a demandé à la Cour suprême des États-Unis d'annuler le jugement de divorce, mais celle-ci a rejeté sa demande. En 1987, il a été diagnostiqué d'un cancer.

Zoot Sims, qui connaissait Getz depuis leur collaboration avec Woody Herman, l'a un jour décrit comme « un groupe de gars sympas », faisant allusion à sa personnalité imprévisible.

Bob Brookmeyer, un autre collègue musicien, a répondu aux spéculations selon lesquelles Getz aurait subi une opération cardiaque par la question rhétorique : « Est-ce qu'ils lui en ont mis un ? ».

Stan Getz est l'un des jazzmen le plus souvent invité à la Maison-Blanche par les présidents Lyndon Johnson et Jimmy Carter.

  • STAN GETZ QUARTET LIVE AT MONTREUX 1972, Stan Getz (sax ténor); Chick Corea (piano électrique), Stanley Clarke (contrebasse); Tony Williams (drums). EAGLE ROCK 392689 (DVD: 62:00)

Bibliographie

  • Alain Tercinet, Stan Getz, Éditions du Limon, 1989 (ISBN 2-907224-10-7).
  • (en) Donald L. Maggin, Stan Getz. A Life in Jazz, New York, William Morrow, (ISBN 0-688-15555-3, lire en ligne )

Filmographie

  • Stan Getz fait une courte apparition dans Le Droit de tuer (1980), interprétant son propre rôle.

Liens externes

  • [vidéo] Radio France, « Stan Getz Quartet à Paris en 1971. Le Quartet du saxophoniste Stan Getz interprète "Dum ! Dum !" d'Eddy Louiss sur un plateau télé en 1971 - Stan Getz (saxophone ténor), Eddy Louiss (orgue), René Thomas (guitare), Bernard Lubat (batterie) », sur YouTube, (consulté le ).

  • (en) Site officiel
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Source : Article Stan Getz de Wikipédia

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