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Chimamanda Ngozi Adichie (/ʃimamɑ̃da/ /nɡozi/ /adiʃi/), née le à Enugu (État d'Enugu), est une écrivaine nigériane. Originaire d’Abba dans l’État d'Anambra, au sud-est du Nigeria, elle est allée aux États-Unis pour son éducation. Elle y publie des ouvrages, romans et essais, qui rencontrent un important succès critique à partir de 2003 et pour lesquels elle a reçu plusieurs prix universitaires et littéraires. Elle est également connue en tant que militante féministe.
Née dans la ville d’Enugu, Chimamanda Ngozi Adichie grandit dans la ville universitaire de Nsukka au sud-est du Nigeria, où est implantée l’université du Nigeria (UNN, University of Nigeria, Nsukka) depuis 1960. Elle est la cinquième d'une famille igbo de six enfants. Durant son enfance, son père enseigne à l’UNN comme professeur de statistiques, et sa mère est la responsable du bureau de la scolarité de l'UNN. Sa famille est originaire du village Abba, dans l'État d'Anambra.
Pendant un an et demi, elle étudie la médecine et la pharmacologie à l'université du Nigeria. À l’âge de 19 ans, elle quitte son pays pour les États-Unis afin d'étudier la communication et les sciences politiques à l'université Drexel de Philadelphie en Pennsylvanie. Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerce la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, Connecticut). En 2001, elle y obtient son diplôme universitaire avec la mention honorifique summa cum laude. Elle achève ensuite un master en création littéraire à l’université Johns-Hopkins de Baltimore en 2003 et obtient un M.A. (maîtrise en arts) d’études africaines à l’université Yale en 2008.
La même année, elle intervient comme « écrivaine invitée » à l’université Wesleyenne de Middletown dans le Connecticut, où elle participe à la collection Wesleyan's Distinguished Writers Series.
En 2008, elle est récipiendaire de la bourse MacArthur. Elle reçoit aussi une bourse d'études du Radcliffe Institut for Advanced Studies de l'université Harvard.
Chimamanda Ngozi Adichie publie un recueil de poèmes en 1997 (Decisions) et une pièce de théâtre en 1998 (For Love of Biafra). Elle est nommée pour le prix Caine pour sa nouvelle You in America et sa nouvelle That Harmattan Morning obtient le Prix de la Nouvelle du BBC World Service.
Sa carrière en littérature prend son envol avec la publication, en 2003, de L'Hibiscus pourpre (Purple Hibiscus), roman d'initiation où un frère et une sœur finissent par trouver leur voie. Elle y dénonce « l'intégrisme religieux des sectes chrétiennes » au Nigeria. Loué par la critique, ce premier roman est nommé au Baileys Women's Prize for Fiction en 2004 et proclamé Meilleur premier livre du prix littéraire Commonwealth Writers' Prize en 2005.
Son second roman, L'autre moitié du soleil (Half of a Yellow Sun), paraît en 2006. Il tire son titre du drapeau de l’éphémère nation du Biafra et se situe avant et pendant la guerre du Biafra. On y suit la vie de deux sœurs séparées par la guerre. Le roman a nécessité un travail de mémoire familiale significatif, les deux grands-pères de l'autrice ayant été tués durant cette guerre. Publié par Knopf/Anchor en 2006 (en France par Gallimard le pour la traduction française), il est couronné par le prix Orange Prize for Fiction en 2007 ainsi que le Anisfield-Wolf Book Award. Il est adapté au cinéma en 2014 sous le titre Half of a Yellow Sun, réalisé par Biyi Bandele, avec Chiwetel Ejiofor et Thandie Newton pour acteurs principaux.
Son troisième ouvrage, le recueil de nouvelles Autour de ton cou (The Thing Around Your Neck), publié en avril 2009, inclut la nouvelle Les Marieuses. En 2010, Chimamanda Ngozi Adichie figure parmi les « 20 auteurs de moins de 40 ans à suivre » du New Yorker.
En 2013 paraît son quatrième ouvrage, un roman intitulé Americanah. Il suit le parcours d'une jeune femme nigériane, nommée Ifemelu, qui a émigré aux États-Unis, et celui d'un jeune homme émigré, lui, au Royaume-Uni. Ifemelu est confrontée à la pauvreté, à la discrimination, au racisme, jusqu'au moment où elle devient une star de la blogosphère en étant la « première blogueuse en matière de race ». Le roman décrit avec un humour caustique les problèmes de racisme et de domination. Son titre renvoie à la façon dont les Nigérians appellent les expatriés qui reviennent des États-Unis. Il est sélectionné par le New York Times comme l'un des « 10 meilleurs livres de 2013 ». Lupita Nyong'o achète les droits d'adaptation cinématographique du roman avec l'intention de produire un film dans lequel elle incarnerait le personnage principal aux côtés de Brad Pitt.
Dans Chère Ijeawele publié en 2017, Chimamanda Ngozi Adichie propose une éducation féministe en quinze points à donner dès le plus jeune âge. Ce manuel devient un véritable phénomène et il est traduit dans près de 20 langues. La chanteuse Beyoncé le reprend dans sa chanson Flawless, et la marque Dior fait figurer le titre sur des tee-shirts.
Chimamanda Ngozi Adichie partage sur sa chaîne YouTube ses réflexions sur le féminisme, la culture et d'autres sujets sociaux.
Le , elle est élue à l'Académie américaine des arts et des sciences, l'un des plus grands honneurs intellectuels aux États-Unis. La même année, elle reçoit le titre de docteur honoris causa du Haverford College et de l'université d'Édimbourg. Fortune Magazine la nomme parmi les 50 leaders du monde. En 2019, C'est l'université de Fribourg en Suisse et l'American University de Washington qui lui en décernent un. En 2020, le magazine Jeune Afrique la classe au 51e rang des Africains les plus influents. Le 28 avril 2022, elle est faite docteure honoris causa de l'université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique) et le 25 mars 2025 docteure honoris causa de Sorbonne Université.
En 2017, elle vit entre Lagos et Washington. En 2021, à la mort de son père, elle publie Notes sur le chagrin.
En 2025, après douze années sans pratiquer la fiction, Adichie publie son quatrième roman, L'inventaire des rêves (Dream Count). Sur plus de 600 pages, elle raconte l'histoire de quatre femmes africaines à la recherche de leur épanouissement entre les États-Unis et l'Afrique : trois nigérianes, Chiamaka, Zikora, Omelogor, et une guinéenne, Kadiatou. Cette dernière est inspirée de Nafissatou Diallo, protagoniste de l'affaire Dominique Strauss-Kahn. L'autrice adopte le point de vue de la femme de ménage guinéenne, afin de lui rendre, dit-elle, sa dignité[réf. nécessaire]. Ce livre est traduit immédiatement dans des dizaines de pays[réf. nécessaire].
Chimamanda Ngozi Adichie est de religion catholique. Pendant son enfance, la paroisse de sa famille est l'église catholique de St. Paul à Abba (en). Elle vit principalement aux États-Unis, et a la nationalité nigériane ainsi que la carte de résident permanent aux États-Unis et a aussi une résidence au Nigeria.
En 2009, elle épouse le médecin nigérian Ivara Esege Ils ont trois enfants ; leur fille née en 2016 et deux garçons jumeaux nés en 2024, les deux derniers étant nés suite à une gestation pour autrui. L'un des jumeaux, Nkanu Nnamdi, qui avait 21 mois, meurt le 7 janvier 2026 des suites d'une infection. Adichie met en cause le système de santé au Nigeria, dénonçant une « négligence criminelle » de l’anesthésiste qui a pris en charge son fils ; la famille assigne l'hôpital en justice pour manquement au respect des protocoles de sécurité.
En 2015, son père est kidnappé avant d'être relâché quelques jours plus tard. Il décède d'une insuffisance rénale en 2020 sa mère s'éteignant l'année suivante.
Chimamanda Ngozi Adichie met à profit sa notoriété pour prendre des positions engagées sur des thèmes tels que le féminisme, le sexisme ou le racisme.
Elle donne un discours TED mis en ligne en 2009 et intitulé The Danger of a Single Story (« Le danger d'une histoire unique »). Ce texte évoque l'influence qu'ont les histoires et les approches narratives dans les mécanismes de domination culturelle, sociale, raciale, économique et politique, si ces histoires sont univoques ou ne proviennent que d'une seule partie de la société ou du monde, résonnant ainsi comme une « histoire unique ». Mais elle insiste aussi sur le pouvoir qu'ont les histoires, d'autres histoires, venant de toutes sortes d'endroits et de personnes, de contrebalancer cette histoire unique, en nous faisant accéder à une vision du monde plus complète, et plus humaine.
Chimamanda Ngozi Adichie souligne que le sexisme s’enracine dès l’enfance, mettant en lumière le rôle crucial de l’éducation dans sa perpétuation. Pour illustrer son propos, l’autrice partage une anecdote personnelle. À l'âge de neuf ans, dans son école, l’enseignante avait annoncé que l’élève obtenant la meilleure note deviendrait chef de classe. Bien qu’Adichie ait obtenu le meilleur résultat, la maîtresse choisit un garçon à sa place, arguant que ce rôle devait nécessairement revenir à un garçon, et ce, malgré l’absence d’intérêt du garçon pour cette responsabilité. Cette expérience a marqué l'écrivaine, révélant l’impact des stéréotypes genrés inculqués dès le plus jeune âge.
Elle intervient dans l'album de Beyoncé en 2013 sur le titre Flawless, dans lequel une partie de son discours TED (We Should All Be Feminist) (« Nous devrions tous être des féministes », discours traduit en français sous le titre « Nous sommes tous des féministes »), qui a été prononcé pour une conférence TEDx en , est « samplé ».
En 2014, Chimamanda Ngozi Adichie a déclaré dans une interview à la radio publique américaine NPR que « tout ce qui amène les jeunes à parler de féminisme est une très bonne chose ». À propos de son engagement féministe, Chimamanda Ngozi Adichie dit dans une interview de 2014 : « Je me pense comme une conteuse d’histoires, mais cela ne me dérangerait pas si quelqu’un venait à me voir comme une écrivaine féministe... Je suis très féministe dans ma façon de regarder le monde, et de quelque manière cette vision sur le monde doit faire partie de mon œuvre ».Elle a plus tard qualifié sa déclaration dans une interview pour le journal néerlandais de Volkskrant : « une autre chose que j’ai détestée était que je lisais partout : maintenant les gens la connaissent enfin grâce à Beyoncé, ou encore : elle doit être bien reconnaissante. J’ai trouvé ça décevant. J’ai pensé : je suis une écrivaine, je le suis depuis un certain temps et je refuse de jouer une mascarade qui est maintenant apparemment attendue de moi : "grâce à Beyoncé, ma vie ne sera plus jamais la même". Voilà pourquoi je n'en ai pas beaucoup parlé ».
Elle fut conviée aux remises de diplômes des universités d'Harvard et Yale, respectivement en 2018 et 2019, durant lesquelles elle fit un discours.
En 2020, Chimamanda soutient le mouvement #EndSARS en 2020, dénonçant la brutalité policière et l'impunité des forces de l'ordre. Dans un article publié dans The New York Times intitulé "Nigeria's Democracy Is Broken", elle a critiqué la répression des manifestations et l'état de la démocratie nigériane, appelant à des réformes et à une meilleure gouvernance. De plus, elle a décrit le gouvernement du président Muhammadu Buhari comme étant inefficace dans sa réponse aux demandes des manifestants.
Elle a également créé le projet « wear Nigerian » sur Instagram, pour inciter les Nigérians à porter des vêtements produits localement.
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