Jeanne Siaud-Facchin, née le à Avignon, est psychologue clinicienne et psychothérapeute française. Elle a fondé en 2003 Cogito’Z, des centres de consultation psychologique intégrative faisant l'objet de controverses.
Elle vit à Avignon pendant toute son enfance et sa scolarité, jusqu'au baccalauréat.
Elle intègre une école de publicité, de communication et de marketing. Elle travaille pendant douze ans dans la communication mais n'y trouvant plus de sens, elle reprend ses études de psychologie.
En 1999, Jeanne Siaud-Facchin et son mari choisissent de vivre à Marseille et quittent Paris. Elle participe à la création de l’Espace Arthur, unité psychiatrique pour adolescents, auprès de Marcel Rufo.
Si elle se targue d'une approche scientifique de la psychologie, Jeanne Siaud-Facchin a été épinglée par plusieurs critiques pour sa propension à véhiculer des idées reçues sur le haut potentiel, flirtant parfois avec le spiritualisme ou l’ésotérisme. Cette critique est notamment développée dans un épisode du podcast Méta de Choc, référence francophone en matière de pensée critique et de lutte contre les dérives sectaires, par une invitée, la psychologue spécialisée dans l’intelligence Stéphanie Aubertin. Cette dernière l'accuse de prendre des positions trop déterministes et stigmatisantes envers les personnes à haut potentiel. Cette critique est également formulée par le psychologue et chercheur en sciences cognitives Nicolas Gauvrit.
Jeanne Siaud-Facchin a également reçu sur sa chaîne YouTube l'écrivain français Didier van Cauwelaert, promoteur notoire de la communication avec l'Au-delà et de la loi de l'attraction, auquel elle offre pourtant une caution scientifique. Par ailleurs, elle a notamment participé au Festival pour l’École de la vie de Montpellier, réputé pour son orientation pseudoscientifique car invitant régulièrement des intervenants issus des mouvements scientologues, anthroposophes ou New Age.
Elle est aussi présentée comme « intervenante de voyages initiatiques » par l'agence de voyages spirituels Voyages Intérieurs.
L'aspect industriel et onéreux des bilans dispensés « à la chaîne » par les centres Cogito'Z font également l'objet de critiques. Un reportage diffusé[Quand ?] au journal de 20h de France 2 met en exergue le coût des consultations et du test de QI, facturé à lui seul 410 euros. Le sujet fait aussi état de patients déçus par ces centres, et d'anciens employés de Cogito'z, dénonçant « une forme d'emprise sur les patients ». Ces derniers avancent que Cogito'z a une approche mercantile, demandant de « faire du chiffre » en classant des patients à haut potentiel alors qu'ils ne le sont pas. Interrogée, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires répond avoir reçu « des informations inquiétantes sur des situations décrites par des proches, de changement de comportement, accompagnés de ruptures familiales et amicales, progressives et rapides, après que des personnes ont procédé à des formations dans des centres Cogito'z ».
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