L'infini dans la paume de la main : Du big bang à l'éveil
livres
Année : 2002
Auteur : Matthieu Ricard
Editeur : POCKET POK
Description : Dans la lignée des rencontres de plus en plus fréquentes entre science et spiritualité, ce livre est le dialogue entre Matthieu Ricard, chercheur en biologie devenu moine bouddhiste (voir Le Moine et le Philosophe), et l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan, né à Hanoï en 1948, auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique, dont Le Chaos et l'Harmonie (1998). S'étant développés tous deux dans un climat d'effervescence intellectuelle, c'est avec ardeur et ouverture qu'ils comparent leurs points de vue sur le temps, la matière, la conscience, les rapports entre le corps et l'esprit, la méditation et l'action, la science et l'éthique... Le cheminement dans le livre est orienté par l'énoncé, au début des dix-neuf chapitres et dans la table des matières, par des questions qui sous-tendent la pensée. Autres outils fort utiles au profane : un glossaire des mots scientifiques et un autre des termes bouddhistes. L'ensemble répond à une double intention : montrer comment le bouddhisme peut "offrir un cadre de pensée et d'action cohérent pour notre temps", et "situer la place de la science dans une conception plus vaste de la vie".

La Notion de "prajnâ" ou de sapience selon les perspectives du «Mahâyâna» : part de la connaissance et de l'inconnaissance dans l'anagogie bouddhique
livres
Année : 1982
Auteur : Guy Bugault
Editeur : COLLEGE DE FRANCE INSTITUT DE CIVILISATION INDIENNE KOLEJ FRANS INSTITU SIVILISASION INDIN
Description : Cet ouvrage s'adresse aux philosophes, auxquels il propose un essai d'interprétation de l'idée de sapience (prajnâ), qui est une notion clé du Grand Véhicule bouddhique, avec l'intention de fournir ainsi matière à philosophie comparée. L'auteur examine d'abord les rapports entre cette sapience et le recueillement (dhyâna), puis l'usage qui en est fait dans les différents exercices du yoga bouddhique, enfin la part de la connaissance et de l'inconnaissance dans l'anagogie bouddhique du Mahâyâna. Ce faisant, il montre bien comment la sapience, instrument de la dialectique nâgârjunienne, permet de détruire tous les « points de vue (drsti) » et ainsi de faire place nette pour une éventuelle intuition libératrice, et comment les exercices de yoga aident à la mobilisation et à l'assouplissement dialectique de la pensée. La distinction n'est donc pas entre une voie dialectique et une voie extatique du salut, mais entre une méthode gradualiste et une méthode subitiste, et M. Bugault conclut sur cette définition de l'idéal ides bodhisattvas : « C'est tout à la fois perdre connaissance, prendre conscience, et enfin revenir au monde d'une connaissance par simple présence, transparente et sans limites, nirvana, bodhi, sarvajnatà. » Malgré la difficulté du sujet traité,l'ouvrage est clair, appuyé sur de très solides connaissances et de la philosophie occidentale et de la pensée indienne, surtout mais non pas uniquement bouddhique.