Couverture de Peaux blanches, masques noirs : Performance du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson

Peaux blanches, masques noirs : Performance du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson

William T. Lhamon

1820, marché Sainte-Catherine, New York : près du port, des «nègres» dansent pour gagner quelques anguilles. A l'origine monnaie d'échange, ces danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des Noirs. Fin du vingtième siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et …

Exemplaires

Section de l'exemplaire "02377"AdulteCote de l'exemplaire 02377 : 306.1 LHA

Description

Titre(s)
Peaux blanches, masques noirs
Performance du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson
Auteur(s)
William T. Lhamon (Auteur)Sophie Renaut (Traducteur)Jacques Rancière (Narrateur)
Collation
1 vol. (381 p.) ; ill., couv. ill. ; 19 cm
Année
2008
Sujet(s)
Racisme : Etats-UnisHip-hop : Histoire : États-UnisContre-culture : Etats-Unis (USA)
Livres et Vidéos
sous-cultures, contre-culture
Identifiant
2-8416-2169-3
Langue(s)
français
Notes
Notes bibliogr. Index
Résumé
1820, marché Sainte-Catherine, New York : près du port, des «nègres» dansent pour gagner quelques anguilles. A l'origine monnaie d'échange, ces danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des Noirs. Fin du vingtième siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et sur MTV : Michael Jackson et M. C. Hammer se déhanchent avec des pas de danse et des gestes identiques aux danseurs d'anguilles. Pourquoi ces gestes ont-ils perduré? Quels processus d'identification ont-ils mis en ?uvre? A qui appartiennent-ils? Aux Noirs qui les ont créés, ou aux Blancs qui, une fois grimés en noir (blackface), les ont copiés et assimilés? Peaux blanches, masques noirs, à travers l'histoire des ménestrels du blackface (T. D. Rice, Dan Emmett, Jim Crow?) et des lieux de formation de la culture américaine, explore cette longue mutation d'une culture folk limitée aux frontières d'un marché multi-ethnique en une véritable culture populaire où l'échange et la reconnaissance de gestes signent une appartenance. Esclaves ou fugitifs noirs, mariniers ou journaliers blancs, tous vivaient dans les mêmes conditions d'une classe ouvrière luttant pour que la culture dominante les laisse libre d'échanger les marques de reconnaissance culturelles qu'ils partageaient. Du sifflement de Bobolink Bob sur le marché Sainte-Catherine à celui d'Al Jolson dans Le Chanteur de jazz, du Benito Cereno de Melville au Caïn de Bob Dylan, des peaux d'anguilles portées en guise de serre-tête aux dreadlocks afros, W. T. Lhamon Jr. offre une magnifique histoire de ces signes culturels qui, après avoir vaincu les forces d'oppression qui tentaient de les étouffer, font aujourd'hui partie de notre quotidien.
Prix
12 EUR
Editeur(s)
Kargo & l'Éclat

Médias

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Auteur principal : William T. Lhamon