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Son livre Le Cheval d'orgueil, adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1980.
Pêr-Jakez Hélias naît le à Pouldreuzic.
Il est issu d’une famille de paysans du pays Bigouden. Après leur mariage, son père, Pierre-Alain Hélias, et sa mère, Marie Jeanne Le Goff, s'installent à Pouldreuzic.
Pêr-Jakez passe son enfance dans un milieu bretonnant : le français, langue de l’école et de l’état civil, n’est pas utilisé dans la vie courante. Il ne commence à l’apprendre qu'en entrant à l'école primaire (publique) ; sans renier sa langue maternelle, il se prend d'affection pour cette nouvelle langue. Dans sa famille, le français est tout de même connu de ses grands-pères (Alain Le Goff a fait son service militaire à Kairouan) et de ses parents : son père a fait son service militaire (à Vannes, au 35° d'artillerie), puis la guerre pendant quatre ans ; sa mère le connaît assez pour écrire des lettres en français.
Avant son mariage, Pierre Alain Hélias était un « grand valet » (mevel braz), un second d'exploitation en fait ; après la guerre, durant laquelle il a appris à conduire les poids lourds, il devient bûcheron et conducteur à la scierie du village, plus ou moins contremaître de l'entreprise .
Pierre-Jakez Hélias est d’abord un homme de gauche, attaché à la laïcité. Ses premiers engagements d’étudiant au début des années trente se situent dans la lignée familiale. Il s'élève contre l’Action française et les ligues, participant à des batailles rangées contre les camelots du Roi, les Croix de Feu et les Chemises Vertes d’Henri Dorgères.
Il a d'excellents résultats scolaires et, en 1925, est reçu au concours des bourses de lycée : il part faire ses études secondaires comme interne au lycée La Tour d'Auvergne de Quimper. En cinquième, vu ses résultats, il est réorienté de section moderne en section classique, mais dispensé de grec. Il passe le baccalauréat (philosophie) en 1932.
Après le baccalauréat, il envisage d'entrer dans la vie active, mais à l'instigation d'un professeur, il part en classe préparatoire à l'ENS (Première supérieure) au lycée de Rennes, où il a pour condisciples Paul Ricœur et Pierre Hervé. Il choisit de faire lettres classiques et commence donc l'étude du grec ; c'est aussi à cette époque qu'il prend contact avec Pierre Le Roux, titulaire de la chaire de Celtique à Rennes.
Il poursuit ses études supérieures à la faculté des lettres de l'université de Rennes, tout en étant surveillant d'internat, à partir de , d'abord au lycée de Pontivy, puis de Quimper (), puis de Saint-Brieuc (). Durant cette période, il rencontre notamment Max Jacob à Quimper et Louis Guilloux à Saint-Brieuc. Il retrouve Rennes en 1936 et obtient sa licence, puis il rédige un mémoire pour un diplôme supérieur (1938). Parallèlement à ses études, il est président de la Corporation des étudiants en Lettres et a une action syndicale en direction des surveillants d'internat, rédigeant une feuille d'information L'Avant-garde universitaire ; il s'intéresse aussi au théâtre. En , par l'intermédiaire d'Albert Le Bail, il rencontre Jean Zay.
Il entre dans l’Éducation nationale en 1938.
En 1939, il est mobilisé, fait ses classes à Vannes, puis est envoyé à l'école des officiers d'artillerie à Fontainebleau ; en , l'école est évacuée avant l'arrivée des Allemands et il est démobilisé en Haute-Vienne, puis rentre à Rennes. Durant la guerre, il est professeur à Rennes, puis à Fougères, où il participe à la résistance. Durant cette période, il a l'occasion de rencontrer Jean Vilar et Jean Guéhenno. Après la Libération, il est rédacteur en chef du journal du MLN (Mouvement de libération nationale), Vent d'Ouest, dont le directeur est Pierre Héger.
De 1948 jusqu'à sa retraite en 1975, il est professeur agrégé de lettres classiques à l’École normale de Quimper. En 1974, il obtient l'agrégation de Lettres modernes au tour extérieur, sans passer les épreuves. Dans les années 1970, il est aussi chargé de cours de celtique à l'université de Bretagne-Occidentale.
Il est agrégé de lettres classiques.
Au sein de la Ligue de l'enseignement, il est membre de la commission Théâtre de 1946 à 1954, se trouvant alors très proche du Théâtre national populaire et de Jean Vilar ; en 1954, il devient membre de la Commission Folklore, succédant à Paul Delarue et avant Robert Lafont, participant à des actions en France, mais aussi en Afrique (stage de 1958 à Abidjan). Une conséquence de ce stage est une maladie qui le met en congé pour une longue période .
Il initie avec Pierre Trépos en 1946 des émissions de radio en breton, qu'il anime jusqu'en 1960 et pour lesquelles il écrit des pièces de théâtre radiophoniques.
En 1948, il co-fonde en 1948 le festival de Cornouaille, pour lequel il écrit des textes et pièces de théâtre.
Membre des associations Ar Falz et Emgleo Breiz, il se tient à l'écart des mouvements nationalistes bretons et vit avec pragmatisme sa double appartenance culturelle, enseignant le français et écrivant dans les deux langues. Il fut membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo.
En 1954, Pêr-Jakez Hélias devient le président de la commission folklore de la Ligue de l’enseignement.
Durant son congé de maladie, il est sollicité par Ouest-France pour tenir une chronique hebdomadaire, d'abord dans l'hebdomadaire La Bretagne à Paris, puis dans le quotidien. Il s'agit d'une chronique bilingue (français-breton), pour laquelle il utilise le matériel accumulé lors des reportages radiophoniques, et dont il fera la matière de ses premiers grands livres. Il est possible de consulter en ligne, sur la bibliothèque numérique du Centre de recherche bretonne et celtique, les manuscrits de plusieurs de ces chroniques ayant servi à la rédaction du premier chapitre « Comme père et mère » du Cheval d’orgueil.
Le Cheval d'orgueil est écrit à la demande de Jean Malaurie et publié en 1975 dans la collection Terre humaine : ce récit de son enfance lui vaut une célébrité nationale, ainsi que des critiques virulentes des nationalistes, dont Xavier Grall dans Le Cheval couché ou, bien plus tard, de Jean Rohou dans Fils de ploucs.
En 1977, il publie Les Autres et les miens. La même année, il participe à un débat sur Apostrophes avec Xavier Grall. Ils s'opposent sur la façon de vivre l'identité bretonne.
C'est à la fin de sa vie que Pêr-Jakez Hélias a publié cinq romans : L’Herbe d’or en 1984.
Pêr-Jakez Hélias meurt le à Quimper. Il est incinéré et ses cendres sont dispersées en baie d'Audierne.
Pêr-Jakez Hélias est proposé pour l'attribution du prix Nobel de littérature en 1965, par l'universitaire André Lebois.
Son nom a été donné :
En 1979, dans son recueil intitulé Petite Navigation celtique, qu'il a préfacé, la poétesse Jeanne Bluteau lui dédie le poème Chaussons et sabots.
En 2025, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa parution, les éditions Plon rééditent Le Cheval d'orgueil, enrichi d'une longue (23 p., suivie d'une bio-bibliographie de 27p.) préface de l'historien Joël Cornette.
À l'occasion de cette réédition, un ouvrage collectif bilingue français-breton paraît aux éditions Goater : Kezeg an Heol - Femmes effacées, féminismes occultés ?. Le but est de proposer une réponse aux œuvres de Pêr-Jakez Heliaz et de Xavier Grall, en racontant la Bretagne du point de vue des femmes et minorités de genre.
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